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L'Arménie célèbre le centenaire d'un génocide, nié par la Turquie


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L'Arménie célèbre le centenaire d'un génocide, nié par la Turquie

A la veille des célébrations du centenaire à Erevan, l’Allemagne a reconnu ce jeudi soir pour la première fois le génocide arménien.

Ce geste a provoqué l’ire de la Turquie, Ankara refusant de parler de génocide pour décrire les tueries survenues entre 1915 et 1917.

L’Arménie estime que l’Empire ottoman a procédé au massacre systématique d’un million et demi de ses ressortissants : une thèse appuyée par Joachim Gauck.

Pour le président allemand, “le sort des Arméniens est un exemple dans l’histoire de la destruction de masse, du nettoyage ethnique, des expulsions et des génocides, qui ont marqué si terriblement le XXe siècle”.

Joachim Gauck souligne la “coresponsabilitié” de l’Allemagne dans le génocide arménien

Joachim Gauck a également souligné la “coresponsabilité” de l’Allemagne, alors alliée de l’Empire ottoman.

Pour la Turquie, l’interprétation diverge : Ankara parle d’une guerre civile doublée d’une famine qui a entraîné la mort de 300 000 à 500 000 Arméniens et d’autant de Turcs.

Recep Tayyip Erdogan a admis les souffrances du peuple arménien mais nié à nouveau toute extermination planifiée.

Recep Tayyip Erdogan accuse la diaspora arménienne d’instrumentaliser le débat sur les tueries

“Nous n’avons pas de problèmes avec les Arméniens. Nous avons un problème avec ceux qui exploitent ces incidents. Nous avons un problème avec la diaspora arménienne qui veut utiliser cette question à des fins politiques. Nous serons toujours prêts à discuter avec les dirigeants arméniens”, a déclaré le président turc.

Son pays célèbre, lui, ce vendredi, le centenaire de la bataille de Gallipoli, sans François Hollande ou Vladimir Poutine qui ont préféré se rendre à Erevan.

Une vingtaine de pays reconnaissent le génocide de 1915

La France et la Russie font partie de la vingtaine de pays ayant reconnu le génocide arménien.

La bataille sémantique fait rage ces derniers jours.

A l’approche des célébrations du centenaire, le Pape François a ainsi parlé du “génocide” des Arméniens, le Parlement autrichien a observé une minute de silence pour rendre hommage aux victimes du génocide et l’Union Européenne a demandé à Ankara de le reconnaître.

La Turquie reste cependant inflexible.

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