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Le "conservatisme compassionnel" de David Cameron


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Le "conservatisme compassionnel" de David Cameron

Fils de la haute société britannique, archétype de l’aristocrate tory, David Cameron, a toujours dit : “Ce qui compte, ce n’est pas d’où l’on vient, mais où l’on va”. Le Premier ministre britannique sortant pilotera t il le pays pour un second mandat?

En 2010, en ramenant les conservateurs au pouvoir après 13 ans d’opposition, le jeune patron des conservateurs réussit là où ses trois prédécesseurs avaient échoué. Depuis 5 ans à la tête des Tories, il a réussi à rénover l’image vieillie de son parti et dit vouloir incarner “un conservatisme moderne et compassionnel”.

Mais il lui faut composer. Faute de majorité absolue, le nouveau chef du gouvernement sera obligé de s’allier avec les libéraux-démocrates de Nick Clegg, et les tractations ne seront pas toujours de gaieté de coeur.

David cameron engage sa politique d’austérité, promesse de campagne, pour réduire le déficit du Royaume-Uni, qui atteint 186 milliards d’euros, le plus important de l’Union européenne.

Plus de 7 milliards d’euros de restrictions budgétaires, prises sur la fonction publique, la santé, l’enseignement supérieur qui provoquent des manifestations sans précédent, hausses d’impôts, augmentation de 2,5 points de la TVA, report de l’age de la retraite, sont également au programme.

En 2013, David Cameron voit sa politique de rigueur porter ses fruits, le Royaume-Uni sort de la crise économique européenne avec une croissance supérieure à 3,5 %, et un million d’emplois privés sont créés en deux ans.

Sur la scène internationale, le Premier ministre britannique s’inscrit dans la tradition des relations fraternelles avec washington, et suit la ligne de Barack obama en Afrique et au Moyen-orient.

Ses relations sont plus compliquées avec l’Europe : militant pour des réformes au sein de l’UE, en 2013, il a annoncé qu’en cas de réélection en 2015, il organisera en 2017 un référendum pour consulter le peuple britannique sur sa volonté de rester dans l’UE .

En 2012, il prend des risques en signant l’accord sur un référendum sur l’indépendance de l‘Écosse. Celui-ci aura lieu le 18 septembre 2014, le non finalement, l’emporte, par 55,3% des électeurs, mais David Cameron doit se jetter dans la bataille : “We want you to stay. Head heart and soul we want you to stay.”

Âgé de quarante-trois ans quand il est arrivé au 10 downing street en 2010, “Dave”, comme l’appelle sa femme Samantha, est le plus jeune Premier ministre britannique depuis 1812.

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