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Le groupe Etat islamique continue de progresser dangereusement en Irak et en Syrie

Le groupe État islamique (EI) est bien armé et dispose de ressources, vu la résistance qu'ils opposent en Irak et en Syrie, et leurs récentes victoires prouvent que le soutien dont ils bénéficie

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Le groupe Etat islamique continue de progresser dangereusement en Irak et en Syrie

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Cette cache d’armes montre les moyens dont dispose le groupe État islamique dans sa lutte contre les forces gouvernementales irakiennes.

Point of view

Dans un long conflit comme celui-ci, il y aura des épisodes comme celui de Ramadi, et des jours meilleurs, mais nous sommes persuadés que notre stratégie est la bonne

Bombes enterrées dans les villages, bords des routes piégés, les combattants islamistes mènent une guerre bien peu conventionnelle.

On sait d’ailleurs depuis longtemps que le groupe État islamique (EI) est bien armé et dispose de ressources, vu la résistance qu’ils opposent en Irak et en Syrie, mais leurs récentes victoires prouvent que le soutien dont ils bénéficient va bien au-delà du champ de bataille.

Cette vidéo montre des scènes de fête dans les rues de Mossoul après l’annonce de la prise de Ramadi dans la province d’Anbar.

La forte expansion du contrôle de EI sur la Syrie et l’Irak est assez incroyable. Ses forces se sont emparées de plusieurs villes et cherchent actuellement à consolider leur présence dans la province d’Anbar, dont Ramadi est la capitale, qui ouvre la route vers Bagdad.
Même sur les zones tenues par les forces irakiennes, il reste des poches rebelles.

Le plus alarmant, certainement, est que cette avancée fulgurante met en lumière les défaillances de l’armée irakienne et les limites des frappes aériennes menées par les Etats-Unis et la coalition internationale.

Le week-end dernier, les forces spéciales américaines affirmaient avoir tué un dirigeant de État islamique en Syrie. Et cette semaine près de 25 zones ont été prises pour cible près de Ramadi. Parmi elles des sites où seraient fabriqués des engins explosifs improvisés.

Le président américain Barack Obama a déclaré que la chute de Palmyre était un revers. Pourtant, Washington maintient sa stratégie.
Marie Harf, porte-parole du Département d‘État américain :

“En Irak, par exemple, nous avons beaucoup parlé de Ramadi. C’est un très sérieux revers. Nous avons connu quelques succès en aidant les Irakiens à repousser le groupe État islamique dans nombreuses régions, et dans un long conflit comme celui-ci, il y aura des épisodes comme celui de Ramadi, et des jours meilleurs, mais nous sommes persuadés que notre stratégie est la bonne, c’est le bon cadre pour aller de l’avant.”

Pour sa part, la Russie s’est empressée de renouer des relations avec un ancien allié fiable.
Ainsi, jeudi, le président Poutine a accueilli le Premier ministre irakien Haidar al-Abadi, lui promettant entre autres une aide militaire.
Selon certaines sources, Bagdad serait prêt à acheter pour 3 millions de dollars d’armes au Kremlin.

Toutefois, la résistance de EI et sa capacité à s’adapter montrent qu’il faudrait peut-être plus de troupes sur le terrain.

Peu de gens osent le dire publiquement pour le moment, mais les exercices annuels menés ce week-end en Jordanie laissent penser que plusieurs pays se préparent à combattre la menace salafiste directement sur le front.