DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Changement d'équipage à bord de l'ISS


monde

Changement d'équipage à bord de l'ISS

Après six mois passés à bord de la Station spatiale internationale (ISS), trois membres d‘équipage s’apprêtent à regagner le plancher des vaches. Il s’agit de l’Italienne Samantha Cristoforetti, du Russe Anton Chkaplerov et de l’Américain
Terry Virts.


Un retour sur Terre inititalement prévu le 12 mai dernier, mais repoussé d’un mois en raison de l’accident du vaisseau cargo Progress qui s’est désintégré le 8 mai dans l’atmosphère après sa perte de contrôle par les opérateurs russes.

Mercredi 10 juin


Dans l’après-midi, l’actuel commandant de l’ISS, Terry Virts, passera le flambeau à son collègue russe, Gennady Padalka

Jeudi 11 juin


Demain, les trois astronautes fermeront l‘écoutille du vaisseau Soyouz vers 8h55 (6h55 UTC). Une fois que le vaisseau se sera détaché de l’ISS, le vol de retour ne devrait durer qu’un peu plus de 200 minutes. L’atterrissage dans les steppes du Kazakhstan est prévu à 15h54 (13h54 UTC).

Samantha, Anton et Terry laissent derrière eux : l’astronaute de la NASA, Scott Kelly, ainsi que les cosmonautes Mikhaïl Kornienko et Guennady Padalka qui continueront de prendre soin de la Station et poursuivront les expériences scientifiques en cours.

Le départ de la prochaine mission habitée – composée du Russe Oleg Kononenko, du Japonais Kimiya Yui et de l’Américain Kjell Lindgren – doit avoir lieu entre le 23 et le 25 juillet, selon l’agence spatiale russe Roskosmos.
En outre, un nouveau cargo inhabité Progress décollera le 3 juillet prochain pour ravitailler la Station.

Un laboratoire de recherche en orbite terrestre

Réaliser des expériences scientifiques en apesanteur, mais aussi disposer d'un observatoire terrestre et astronomique ou encore préparer les futurs vols habités, tels sont les principaux objectifs qui ont présidé à la naissance de la Station Spatiale Internationale (ISS). Développée par la Nasa en collaboration avec l'Agence spatiale européenne (ESA) et les agences spatiales russe, canadienne et japonaise, l'ISS sera utilisée jusqu'en 2020 au moins.

En 1998, le module russe Zarya est mis en orbite terrestre : c'est le 1er élément de l'ISS. L'assemblage de la Station s'achève treize ans plus tard, en 2011. Aujourd'hui dotée d'un volume habitable d'environ 400 m³, l'ISS est occupée en permanence depuis novembre 2000. Le principal objectif de l'ISS est de permettre aux scientifiques de réaliser des expériences scientifiques en apesanteur. Concrètement, il peut s'agir d'évaluer les incidences de l'apesanteur sur le système cardio-vasculaire, comme avec CARDIOMED, un équipement médical développé par le Centre national d'études spatiales (CNES, France) à bord de l'ISS depuis 2010. Ou bien d'observer le comportement de fluides dans certaines conditions bien précises, par exemple grâce au mini-laboratoire Déclic (Dispositif d'Etude de la Croissance et des Liquides Critiques), développé par le CNES et lancé sur l'ISS en 2009. De par l'altitude à laquelle orbite l'ISS (400 km environ), ces expériences permettent aux scientifiques de détecter des phénomènes physiques et physiologiques qui, au sol, seraient invisibles à cause de la pesanteur. Aux côtés de ces expériences, l'ISS permet également de réaliser des observations de la Terre et de l'espace. Enfin, la station permet de préparer les futurs vols habités d'exploration. Sources : CNES 2015

Lancée et pilotée par la NASA, cette mission est développée conjointement avec l’ESA, ROSKOSMOS (l'agence spatiale fédérale russe), la JAXA (Japan Aerospace eXploration Agency) et l’ASC (Agence Spatiale Canadienne). La Station spatiale internationale sera utilisée jusqu'en 2020 au moins.

En mars dernier nous nous étions entretenus avec Samantha Cristoforetti et Terry Virts. Un entretien à retrouver ci-dessous :

Prochain article

monde

Jean-Marie le Pen dans le collimateur de la justice