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Hong-Kong : la réforme de la discorde


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Hong-Kong : la réforme de la discorde

Pendant 79 jours, ils ont été des milliers à bloquer les principales rues de Hong- Kong. Le mouvement des parapluies rassemble les opposants au projet de réforme électorale, cautionné par Pékin, dont le coeur est la gouvernance de la ville.

Actuellement le chef du gouvernement de Hong Kong, appelé Conseil Exécutif, est élu par un Comité électoral de 1200 membres, majoritairement liés à Pékin. La réforme propose que le comité nomme trois candidats, qui eux se soumettront aux suffrage direct des 5 millions de résidents permanents de Hong-Kong.

Pour les contestataires, ce filtrage est une fausse démocratie, et ils réclament l‘élection au suffrage universel direct du chef du gouvernement de Hong-Kong, en s’appuyant sur la loi fondamentale en vigueur dans la ville.

Voici la réponse, il y a un an, de l’actuel chef du gouvernement de la ville, Leung Chun-Ying: “le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong kong ne peut rien entreprendre qui ne soit dans la Loi fondamentale. La politique, c’est l’art du possible, et nous devons tracer une ligne entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.”

C’est toute la question de l’interprétation de cette Loi fondamentale, sorte de constitution héritée de l‘époque où la ville était une colonie britannique. Lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 199/, Pékin s’est engagé à garder pour 50 ans l’autonomie et les droits et libertés individuelles de ses habitants sur le principe d’“un pays, deux systèmes”. La ville a gardé son économie de marché, mais n’a aucune compétence en politique étrangère et de défense.

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