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Comprendre les gaz à effet de serre


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Comprendre les gaz à effet de serre

Effet de serre et changement climatique

- L’effet de serre est un phénomène naturel important pour la survie de la planète. Il permet d’avoir une température moyenne sur Terre de 15° C contre -18° C, si cet effet n’existait pas.

- Les gaz à effet de serre (ou GES) sont naturellement peu abondants dans l’atmosphère, mais du fait de l’activité humaine, leur concentration s’est sensiblement modifiée. Par exemple, la concentration de CO2 a augmenté de 30 % en un siècle provoquant un réchauffement de la surface terrestre.

- L‘équilibre climatique est donc déstabilisé et le climat se réajuste avec une augmentation de l’effet de serre.

Principaux gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre sont d’origine naturelle et/ou humaine.

À l‘état naturel, on trouve :

  • la vapeur d’eau (H2O) qui est le GES le plus présent et le plus temporaire dans l’atmosphère,
  • le dioxyde de carbone (CO2),
  • le méthane (CH4),
  • le protoxyde d’azote (N2O),
  • l’ozone troposphérique (O3).

Les gaz à effet de serre d’origine humaine jouent chacun un rôle dans l’effet de serre additionnel, qui se rajoute à l’effet de serre naturel :

- Le CO2 d’origine humaine provient pour l’essentiel :

  • de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz)
  • de certaines industries (cimenteries par exemple) et
  • de la déforestation.

- Le méthane (CH4) est dégagé principalement par les élevages de ruminants, le rizculture, les décharges d’ordures ménagères, les exploitations pétrolières et gazières.

- Le protoxyde d’azote (N2O) provient notamment de l’utilisation des engrais azotés en agriculture et de certains procédés chimiques.

- L’ozone (O3) de basse atmosphère (surtout fabriqué dans les villes) est un polluant très agressif. En haute atmosphère, l’ozone naturel est bénéfique, car il arrête les ultraviolets du soleil.

- Les gaz fluorés : inexistant à l‘état naturel, il s’agit principalement de gaz réfrigérants (systèmes de climatisation et chaînes du froid) et de gaz propulseurs des bombes aérosols (CFC).

Émissions mondiale de GES par catégorie de gaz (2010) en kt CO2 eq.


Émissions mondiale de GES par catégorie de gaz (2010) en % du total


% du CO2 dans les émissions totales GES à travers le monde

- Les secteurs émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde sont :

  • production d‘énergie : 35 %
  • production industrielle : 18 %
  • transport : 14 %
  • agriculture : 14 %
  • déforestation : 10 %
  • bâtiments : 6 %
  • déchets et traitement de l’eau : 3 %

Les effets du changement climatique

Depuis plus de 25 ans, le Groupe intergouvernemental sur l‘évolution du climat (GIEC) évalue l‘état des connaissances pour envisager des stratégies pour atténuer nos émissions de gaz à effet de serre (c’est-à-dire pour les réduire) et pour s’adapter au changement climatique déjà en cours.

En 2014, le GIEC a publié son 5ème rapport. Il montre que le changement climatique est déjà engagé :

  • en 2012, la température moyenne planétaire a progressé de 0.89 °C par rapport à la moyenne du XXe siècle. En été, elle pourrait augmenter de 1.3 à 5.3°C à la fin du XXIe siècle.
  • en France, le nombre de journées estivales (température > 25°C) a augmenté de manière significative.
  • de 1975 à 2004, l’acidité des eaux superficielles des océans a fortement augmenté.

Il évalue également comment le réchauffement climatique se traduira à moyen et long terme. Il prévoit entre autres :

  • des phénomènes climatiques aggravés (tempêtes, inondations, sécheresses),
  • un bouleversement de nombreux écosystèmes, avec l’extinction de 20 à 30 % des espèces animales et végétales,
  • des crises liées aux ressources alimentaires
  • des déplacements de populations : l’augmentation du niveau de la mer devrait provoquer l’inondation de certaines zones côtières (notamment les deltas en Afrique et en Asie) et causer la disparition de pays entiers (Maldives, Tuvalu).

Actions

Les négociations internationales sur les changements climatiques prennent de l’ampleur depuis Rio en 1992. Après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 2005, une vision à plus long terme s’est imposée avec le plan de Bali en 2007, puis avec la validation à Copenhague en 2009 d’un objectif commun visant à contenir le réchauffement climatique à 2°C. Cancun en 2010 a ensuite permis la concrétisation de cet objectif par la création d’institutions dédiées.

La volonté d’agir collectivement et de respecter l’objectif de +2°C s’est traduite par la création en 2011 de la plate-forme de Durban (dite ADP) qui a pour mission de rassembler autour de la table tous les pays, développés et en développement, afin de travailler à un protocole applicable à toutes les parties à la Convention climat de l’ONU.

Ce nouvel instrument devrait être adopté en 2015 et mis en œuvre à partir de 2020 : c’est l’objectif de 21e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ou COP21 organisée à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

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