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Alexis Tsipras sur le non-remboursement du FMI : "nous survivrons"

Lundi soir, à la télévision publique grecque, après une journée difficile pour le peuple grec, le Premier ministre Alexis Tsipras a plaidé pour le "non" au référendum sur les propositions des

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Alexis Tsipras sur le non-remboursement du FMI : "nous survivrons"

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé ses compatriotes à voter “non” au référendum de dimanche. Et si le “oui” l’emporte, il dit son gouvernement prêt à démissionner.

Ils n’ont pas voulu prolonger le plan d’aide international jusqu’au référendum, nous nous devons donc de consulter le peuple grec“.

Les institutions européennes et le FMI nous ont donné un ultimatum et nous n’en voulons pas, nous n’allons pas contourner la démocratie dans le pays qui l’a vu naître“ a-t-il encore expliqué.

Plus la participation sera grande et plus le non sera majoritaire, plus nous serons en position de force pour reprendre les négociations, ainsi nous pourrons entrer dans une ère viable et raisonnable.”

En tout début d’interview, Alexis Tsipras a confirmé les dires d’un des responsables du gouvernement sur le non-remboursement de l‘échéance d’1,6 milliard d’euros au Fonds Monétaire International ce mardi.

Demain, si nous ne remboursons pas le FMI, le soleil se lèvera comme d’habitude après-demain, nous aurons de l’oxygène, nous survivrons.”

Je ne crois pas qu’ils veulent nous jeter en dehors de la zone euro, et ils ne le feront pas. Ils ne le feront pas, car les répercussions financières seraient énormes“.

Alexis Tsipras a aussi expliqué que l’Union européenne et les créanciers ne veulent pas d’un non au référendum, qu’ils veulent un oui, mais qu’ils n’ont pas fait de compromis.

Nous avons fait beaucoup de concessions, mais ils n’ont pas été sincères et honnêtes pendant ces cinq mois de négociations“ a-t-il conclu.

Alexis Tsipras pense aussi que “l’intention des institutions européennes et plus largement des créanciers, est de mettre fin aux espoirs qu’il puisse y avoir une politique différente en Europe“.

Pendant cette intervention à la télévision publique grecque, environ 17 000 manifestants, pour la plupart des sympathisants de Syriza le parti de la gauche radicale au pouvoir en Grèce, manifestaient à Athènes et à Thessalonique dans le nord en faveur du “non” au référendum, “oxi” en grec.


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