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Grèce : cinq années de crise, cinq mois de négociations

Elu en janvier 2015 avec un programme anti-austérité, Alexis Tsipras promet aux Grecs de ne pas cèder sur certaines lignes rouges, dont la réforme

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Grèce : cinq années de crise, cinq mois de négociations

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Elu en janvier 2015 avec un programme anti-austérité, Alexis Tsipras promet aux Grecs de ne pas cèder sur certaines lignes rouges, dont la réforme des retraites. Tout en voulant garder l’euro, il demande une prorogation de l’aide financière à l’Eurogroupe, mais refuse le plan de “sauvetage”. L’Eurogroupe lui accorde 4 mois d’aide en échange de nouvelles réformes.

Le 12 mai, Athènes réussit à payer 750 millions d’euros au FMI, mais sans accord, la Grèce ne touche pas les 7,2 milliards d’aide dont elle a besoin pour se financer.

Or, le Premier ministre se dit confiant quelques jours plus tard.

“Nous avons franchi de nombreuses étapes, nous sommes dans la dernière ligne droite, nous sommes proches d’un accord. Cet accord sera positif pour l‘économie grecque. Cet accord répartira la charge.”

Le 4 juin, la Grèce demande au FMI de regrouper les quatre échéances de juin et de les reporter au 30 juin.

Les négociations continuent, le Premier ministre grec semble confiant.

“Je crois que dans les prochains jours, nous serons plus près d’un accord. Je crois en tout cas qu’un accord est en vue. Mais nous avons besoin de conclure ces discussions d’un point de vue réaliste.”

Or, devant le parlement grec, le Premier ministre tient un discours beaucoup moins conciliant, il assure que les créanciers doivent proposer une solution viable, car s’ils veulent humilier la Grèce, ils auront l’effet contraire.

A son arrivée au sommet européen du 25 juin, Tsipras affiche encore son optimisme suite à la nouvelle proposition grecque aux créanciers.

“Avec ces propositions, je suis confiant, nous allons trouver le compromis qui aidera la zone euro et la Grèce à surmonter la crise.”

Or les négociations échouent à nouveau, le 26 juin la Grèce refuse la dernière offre des créanciers. Tsipras y voit un chantage.

“Les principes de base de l’Union européenne étaient la démocratie, la solidarité, l‘égalité, le respect mutuel. Ces principes ne sont pas fondés sur le chantage et les ultimatums”

De retour à Athènes, coup de théâtre, le Premier ministre annonce un référendum sur l’offre des créanciers, il transfère ainsi la décision au peuple grec.