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Une bande dessinée contre l'extrémisme au Pakistan


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Une bande dessinée contre l'extrémisme au Pakistan

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L’auteur s’appelle Gauhar Aftab et sa bande dessinée raconte l’histoire de deux amis, Asim et Munir, qui rejoignent les rangs d’une organisation pour participer à des activités caritatives et se retrouvent embrigadés dans un camp militaire.

C’est aussi l’histoire personnelle de l’auteur qui, dans sa jeunesse, s’est laissé un moment embrigader par un vétéran de la guerre civile afghane.

“Si nous ne réagissons pas, nous serons très vite complétement débordés et c’est pour cette raison que cela nous tient beaucoup à cœur” explique Gauhar Aftab. “Nous allons en arriver au point où la discrimination touchera les gens selon la longueur de leur barbe ou la marque de leurs jeans. C’est à cela que mènent ce type d’idéologie et ce type de haine. C’est vrai au Pakistan, mais c’est aussi vrai à l’Ouest.”

Avec le groupe CFXcomics , Aftab a traduit sa bande dessinée en Urdu et propose une version digitale via une application pour smartphone.

Pour les spécialistes du contre-terrorisme, ce type d’initiative est un moyen d’unifier la société dans la lutte contre l’extrémisme.

“Lorsque tout le monde comprendra que l‘État est sérieux, lorsque la société appréciera ce sérieux et le soutiendra, alors il y a aura des changements” estime l’ancien responsable du contre-terrorisme pakistanais Khawja Khalid Farooq. “Pour l’instant, c’est loin d‘être le cas” précise-t-il.

De plus en plus d’initiatives individuelles ont pour objet de lutter contre l’endocrinement de la jeunesse.

À Karachi, 300 artistes se sont réunis pour repeindre entièrement un mur qui était couverts de graffitis incitant à la violence.

L’objectif de ce projet n’est pas seulement d’effacer les slogans haineux, mais aussi de mettre à mal le discours extrémiste et la glorification des jihadistes.

“Si vous parlez le langage del a haine, et bien la haine se diffuse alors que si vous parlez d’amour, c’est l’amour qui se diffuse” explique l’artiste Adeela Suleman.

Le but de cette initiative n’est pas seulement d’effacer les slogans haineux, mais aussi de mettre à mal le discours extrémiste et la glorification des jihadistes.

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