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Grèce : "le fardeau du peuple est devenu plus lourd"


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Grèce : "le fardeau du peuple est devenu plus lourd"

C’est sans doute l’un des lieux où des Grecs viennent rechercher un peu de réconfort au plus profond de leur être : l’Eglise. 90 % de la population grecque serait de confession orthodoxe. Une population plongée dans une crise qui semble sans fond, et au-dessus de laquelle se tient l‘épée de Damoclès du Grexit.

Kostas Stamatopoulos est historien. “Je ne peux pas dire que je suis optimiste, dit-il, mais je crois que nous arriverons à une conclusion. Un proverbe dit : il voulait acheter des cheveux, mais il a eu la tête rasée. Et effectivement, c’est ce qui arrivera. Tout ce à quoi nous sommes parvenus, c’est alourdir le fardeau du peuple avec des mesures beaucoup plus graves, que celles que nous aurions dû accepter avant. Mais bien sûr, c’est mieux un accord que pas d’accord du tout”.

Du côté des touristes présents à Athènes ce dimanche, le sujet ne laisse bien sûr pas indifférent. La notion de temps et celui de fardeau financier sont dans les esprits.

“Je pense que la perte de confiance du gouvernement allemand et des autres partenaires européens est très importante, ce qui signifie que tout prendra un peu plus de temps, souligne Henry Littig, un Allemand. Ils ne diront pas ‘ oui, c’est bon”, tout de suite. Je pense que ça va continuer la semaine prochaine.”

“Aujourd’hui, c’est impossible qu’ils puissent rembourser sachant que le salaire moyen est passé de 700 à 450 euros, indique Dominique, un Français. Donc un peuple de 10 millions d’habitants ne peut pas rembourser cette somme, c’est impossible”.

La dette de la Grèce s‘élève à 321 milliards d’euros. Elle a atteint 180 % du PIB du pays. Dans cette crise, Athènes, mais aussi ses partenaires européens marchent pour l’instant vers l’inconnu.

Avec AP et Reuters

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