DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Barack Obama au Kenya, la terre de ces ancêtres


Kenya

Barack Obama au Kenya, la terre de ces ancêtres

Ce fut une explosion de joie et surtout de fierté, au Kenya, lorsque Barack Hussein Obama a gagné l‘élection présidentielle en 2008.

Mais ces Kényans enthousiastes ont dû patienter 6 ans pour pouvoir souhaiter la bienvenue au premier président noir des Etats-Unis, alors qu’il s’est déjà rendu 4 fois en Afrique depuis son élection.

A Kogelo, le village des ancêtres de Barack Obama, on ne cache pas sa déception, car le président ne viendra pas leur rendre visite.

“Je suis vraiment déçu, reconnait Richard Okello, nous voulions voir notre héros chez nous, lui faire rencontrer sa grand-mère, on aurait été les plus heureux du monde…”

Dans ce village près du lac Victoria est enterré le père que Barack Obama a à peine connu. Economiste, il a quitté sa famille lorsqu’Obama avait deux ans. Il est mort dans un accident de voiture en 1982, à l‘âge de 46 ans.

Barack Obama s‘était rendu ici en 1987 et en 2006, lorsqu’il était sénateur, car beaucoup de membres de sa famille y vivent encore, comme Sarah Obama, 94 ans, la matriache de la famille que le président appelle grand-mère.

Elle dit comprendre que Barry, comme elle le surnomme, ne puisse pas venir car il est l’invité du président kényan.

Dans la foulée de l‘élection d’Obama en 2008, le gouvernement avait amené l’eau et l‘électricité à Kogelo. Mais les habitants s’attendaient à plus d’attention de la part du gouvernement américain.

“On ressent de la déception, car quand il est devenu président, on a pensé que plus de choses se passeraient, et rien n’est arrivé. Mais nous espèrons des échanges scolaires entre les écoles américaines et les nôtres”, dit l’enseignant Stephen Okumu.

Beaucoup à Kogelo, veulent encore croire que le président américain trouvera un moment dans son agenda, et pourra leur rendre visite.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

La Birmanie face à un défi logistique inédit avant les élections générales de novembre