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Les méthodes de travail controversées d'Amazon

Les conditions et méthodes de travail controversées du géant du commerce en ligne Amazon sont à nouveau sous les projecteurs. Le journal américain New York Times a longuement enquêté sur ce que vivent les cadres de la multinationale qui siège à Seattle dans l‘État de Washington.

“L’entreprise expérimente jusqu’où elle peut pousser les cols blancs pour les amener à réaliser ses ambitions en perpétuelle augmentation”, écrit les journalistes Jodi Kantor et David Streitfeld qui se seraient entretenus avec plus de 100 employés et ex-salariés d’Amazon.

Mails envoyés après minuit suivis de messages demandant pourquoi on n’y répond pas, compétition secrète, surnoms peu flatteurs, système anonyme de “feedback” utilisé par certains salariés pour nuire à d’autres : ce sont quelques-unes des pratiques décrites dans le quotidien américain.

“Quand vous ne pouvez plus tout donner, faire 80 heures par semaine, ils le voient comme une faiblesse”, a raconté au journal une ancienne employée qui a vu “son statut changer” une fois qu’elle a arrêté de travailler pendant les nuits et les week-ends pour s’occuper de son père qui était souffrant.

Mieux vaut ne pas être malade non plus quand on est cadre à Amazon, à lire d’autres témoignages révélés par The New York Times. “Une femme qui avait un cancer du sein a appris qu’elle avait été placée dans un “plan d’amélioration du rendement”- un code d’Amazon pour “vous êtes en danger d‘être viré”.

Le Point rappelle qu’il y a “deux ans, un livre, En Amazonie, décrivait les conditions de travail assez terrifiantes du géant du commerce en ligne Amazon. Son auteur, Jean-Baptiste Nallet, s‘était infiltré dans un entrepôt : cadences infernales surveillées en temps réel, secret absolu imposé à tous les salariés, froid polaire l’hiver dans les locaux, chaleur torride l‘été…”

En décembre 2013, le site Challenges.fr évoquait un reportage de la BBC, produit en caméra caché, montrant “les conditions de travail épouvantables des employés d’Amazon. Cadences infernales, pression maximale : leur santé mentale et physique est mise à rude épreuve.”

Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos a réagi à l’article du New York Times en indiquant qu’il ne “reconnaissait pas l’Amazon qu’il connaît”. (…) Quiconque travaillant pour une entreprise comme celle décrite par le NYT serait fou d’y rester”.

Petite parenthèse, le concurrent du New York Times, le Washington Post appartient au fondateur d’Amazon. L’article des reporters Jodi Kantor et David Streitfeld a été publié samedi. Dix jours auparavant, Forbes annonçait que Jeff Bezos était le troisième entrepreneur en technologies le plus riche au monde. Le fondateur d’Amazon a vu sa fortune grossir de 13 milliards de dollars avec la progression des actions de son groupe pour atteindre 47,8 milliards selon Forbes.

Avec AFP

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