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Biennale d'art contemporain de Lyon, un autre regard sur "la vie moderne"

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Biennale d'art contemporain de Lyon, un autre regard sur "la vie moderne"

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“La vie moderne” s’invite à la 13e biennale d’art contemporain de Lyon. Un thème qui promet de nous faire réfléchir sur notre monde contemporain et

“La vie moderne” s’invite à la 13e biennale d’art contemporain de Lyon. Un thème qui promet de nous faire réfléchir sur notre monde contemporain et la vie que nous menons avec son lot de contradictions.

Thierry Raspail, le directeur artistique de la biennale a invité le New Yorkais Ralph Rugoff comme commissaire de l‘édition 2015. Il fait la distinction entre une façon journalistique et artistique
de refléter le monde dans lequel nous vivons”.

“On sait bien qu’il y a une grande différence entre l’information, dont nous sommes constamment bombardés, et le sens des choses. Nombre d’informations peuvent être dénuées de sens, tandis que l’art crée la possibilité de nouveaux sens; cela fonctionne avec le public avec la danse, une conversation. Mais les artistes, la force de l’art dans nos cultures, c’est qu’il permet de créer d’autres significations”, selon Ralph Rugoff.

Selon le directeur artistique et fondateur de la biennale, de plus en plus d’artistes évitent de surcharger leur travail des références conceptuelles et intellectuelles.

“Si on se place 30 ou 40 ans en arrière, le principal rival de l’ artiste est un autre artiste. Aujourdhui ce sont les réseaux sociaux, c’est-à-dire que l’imagerie, les choses qui sont postées, Instagram, Facebook ect, ont une efficacité une réactivité qui a profondément obligé l’artiste a changer, à être beaucoup plus dans l’immédiateté avec une image compréhensible”, explique Thierry Raspail.

Ici, tout est question de plantes et de plantations, certaines des graines ayant été semées il y a deux ans.

L’artiste français Michel Blazy aime travailler avec des matériaux vivants pour suivre leur évolution, voir leur liberté et observer le temps qui passe. L’artiste à la main verte donne la première impulsion et la matière prend ensuite la relève, évoluant et se transformant le temps de l’exposition.

“Le geste du jardinage je trouve ça très intéressant, de transférer ce geste dans l’art parce que c’est un geste où on maîtrise pas à 100% la matière. Mais les situations que j’adore c’est celles où je suis la mais où l’on me oublie”, raconte Michel Blazy.

Cette installation ressemble à la construction d’un abri de bidonville. Tout cela ressemble à du bois, du polystyrène et du carton mais le bruit est étrange.

“Nous avons ici deux sortes de marbre, le jaune vient du Maroc, le blanc d’une île greque. Tout est fait à la main et j’ai mis un an et demi pour finir”, explique le Grec Andreas Lolis.

Le marbre a normalement une connotation de matériau noble que l’artiste a voulu détourner en le présentant comme du carton.
Andreas Lolis a voulu forcer le visiteur à se confronter avec la vanité, la beauté et les fausses idées reçues.

Une pierre avec une pendule, une horloge sans cadran, un corps sous une couverture de survie… autant d’objets auxquels on donne un sens par rapport à notre vie réelle…

“Mon travail porte sur la finitude, la finitude psychique, les limites de la résilience, l‘énergie et nos ressources”, explique Klaus Weber.

L’artiste turc Ahmet Öğüt travaille sur les problèmes complexes d’immigration, de démographie, de l’impact de l‘économie sur notre quotidien. Avec cette installation, il veut rappeler deux éléments du patrimoine lyonnais : l’invention du cinéma par les Frères Lumières et l’industrie du textile.

“Je veux associer ces problèmes importants, le cinéma et son rôle social et le rôle du travail manuel. Dans l’histoire de l’industrie, on abandonne toujours certaines choses qui deviennent obsolètes pour en créer de nouvelles. Mais quand on crée de nouvelles choses c’est très important de reconsidérer l’ancien à travers l’art et le cinéma”, explique Ahmet Öğüt.

La biennale se tient jusqu’au 3 janvier. Vous pourrez découvrir le travail de 60 artistes venus de 28 pays.