DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Des spermatozoïdes in vitro pour lutter contre l'infertilité

Des chercheurs français ont réussi à produire des spermatozoïdes in vitro : une première mondiale qui donne de l'espoir à des milliers d'hommes souffrant de stérilité.

Vous lisez:

Des spermatozoïdes in vitro pour lutter contre l'infertilité

Taille du texte Aa Aa

Ce sont des spermatozoïdes en apparence comme les autres. Et pourtant, ils ont mis vingt ans à naître dans les tubes d’un laboratoire français.

Ils ont été créés in vitro par des chercheurs à partir de cellules souches testiculaires à Lyon.

Une première mondiale

Il s’agit d’une première mondiale réalisée par la société de biotechnologies Kallistem, un organisme privé qui vient d’obtenir la caution du CNRS pour ces recherches. La découverte remonterait en fait au mois de mai.

Tests préalables sur des rats et des singes

“On a d’abord essayé chez l’animal, partant d’un modèle que l’on connaissait bien : le rat. On a donc obtenu des spermatozoïdes et puis après, on a été capable de le faire avec deux autres espèces : le singe, puis l’Homme”, explique Marie-Hélène Perrard, chercheuse au CNRS et co-fondatrice de Kallistem.

Un espoir pour les hommes stériles ?

Cette découverte devrait aider à résoudre “30 à 50% des problèmes d’infertilité masculine” d’après les chercheurs de Kallistem. 10% modèrent d’autres spécialistes.

La production in vitro de l’agent reproducteur pourrait surtout permettre aux enfants malades de conserver leurs chances de procréer dans le futur.

“Les jeunes enfants qui sont atteints de cancer, on va pouvoir préserver leur fertilité parce que, jusqu‘à aujourd’hui, quand un jeune garçon a un cancer, s’il y a un traitement de chimiothérapie, cela va lui abîmer toute la spermatogenèse et il sera stérile”, ajoute Marie-Hélène Perrard.

Un marché potentiel de 2 milliards d’euros

Il aura fallu 20 ans aux chercheurs pour recréer l’environnement propice à la production de ces spermatozoïdes, un mécanisme très complexe qui dure 72 jours.

Mais si ces recherches sont prometteuses, elles sont encore embryonnaires. Les essais cliniques ne devraient pas commencer avant trois à cinq ans.

Le traitement de la stérilité masculine représenterait un marché mondial de plus de 2 milliards d’euros.