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Playboy rhabille ses playmates


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Playboy rhabille ses playmates

Le lapin le plus cochon de la presse s’assagirait-il ? Le magazine Playboy va en effet cesser de publier des photos de femmes nues. Cette décision a été prise par le magazine qui juge que cette stratégie éditoriale ne fonctionne plus depuis l’explosion de la pornographie en ligne.

D’après le New York Times , Hugh Heffner, le fondateur de Playboy âgé de 89 ans, soutient cette initiative qui sera mis en place en mars 2016.

“Vous êtes maintenant à un clic de tous les pratiques sexuelles imaginables, et ce gratuitement. Du coup, dans ces circonstances [les photos de nues] sont tout simplement démodées”, explique Scott Flanders, PDG de Playboy.

Si la nudité totale va donc disparaître des pages de l‘édition américaine de Playboy, les amateurs de clichés affriolants se consoleront avec des clichés de modèles peu vêtues, adoptant des poses “provocantes”.

Le magazine suit ainsi les traces de son site internet. Ce dernier avait abandonné les nues en août dernier pour pouvoir diffuser son contenu sur les réseaux sociaux tels que Facebook, aux règles très strictes concernant la nudité. Cette stratégie numérique s’est d’ailleurs révélée payante, le site internet ayant vu son trafic grimper de quatre à douze millions de visiteurs uniques par mois. La moyenne d‘âge de son audience a également baissé suite à ce repositionnent pour passer de 47 à 30 ans. L’objectif affiché par la version papier est ainsi le même : atteindre un public plus jeune et plus urbain.

Au pic de sa popularité dans les années 1970, Playboy dépassait les cinq millions d’exemplaires en combinant les contenus érotiques et des interviews de personnalités politiques et culturelles. Le magazine a cependant eu des difficultés à garder son statut alors que le paysage médiatique et les habitudes culturelles changent.

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