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Turquie : deuil et colère, encore, trois jours après l'attentat d'Ankara


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Turquie : deuil et colère, encore, trois jours après l'attentat d'Ankara

En Turquie, la colère des opposants ne retombe pas, trois jours après l’attentat d’Ankara. Plusieurs manifestations étaient organisées, notamment à Istanbul, à l’initiative des syndicats qui avaient appelé à deux jours de grève. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre.

Des scènes similaires se sont produites à Ankara.

Fer de lance de ce mouvement de protestation, l’opposition pro-kurde qui accuse le gouvernement de n’avoir, délibérément, pas assuré la sécurité du rassemblement de samedi.
Selahattin Demirtas est le chef du Parti démocratique des peuples (HDP), une importante formation pro-kurde. Il a rendu visite ce mardi à une famille endeuillée par l’attentat.

“Les gens ont décidé d’entamer une grève de 2 jours, a-t-il commenté. La police est intervenue sur ordre des autorités pour empêcher les rassemblements. On ne peut même plus se réunir en petit comité pour les commémorations. Seul le Premier ministre a pu faire une commémoration. Nous, on n’a pas le droit de participer aux funérailles de nos proches.”

A Ankara, le chef du gouvernement Ahmet Davutoglu et plusieurs ministres ont déposé ce mardi des fleurs sur le lieu même de l’attentat. La veille, le Premier ministre a affirmé que le groupe Etat islamique était l’instigateur probable de la double explosion.

L’attaque a fait au moins 97 morts. 35 personnes sont toujours hospitalisées en soins intensifs.

Ce drame s’est produit à trois semaines des élections législatives anticipées. L’AKP, le parti au pouvoir, et le HDP d’opposition, ont tous les deux suspendus leurs meetings de campagne.

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