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Bruxelles prête à accorder à la France des marges sur son déficit

“Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité”. François Hollande avait prévenu, les dépenses sécuritaires remettent en cause les

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Bruxelles prête à accorder à la France des marges sur son déficit

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“Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité”. François Hollande avait prévenu, les dépenses sécuritaires remettent en cause les engagements budgétaires de la France. La création de 8.500 postes et le gel des réductions d’effectifs dans les armées jusqu’en 2019 coûteront “quelques centaines de millions d’euros”. L’objectif d’un déficiti public à moins de 3% en 2017 est à oublier. Un message répété mardi matin par Manuel Valls.

Point of view

La sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité

“Ils seront forcément dépassés car ces moyens que nous allons mettre au service des forces de sécurité ne se feront pas au détriment des autres budgets, nous devons l’assumer et l’Europe doit le comprendre. Il est temps aussi que l’Union européennne, que la Commission comprenne aujourd’hui que c’est un combat qui concerne la France mais qui concerne aussi l’Europe.”

Message bien reçu à Bruxelles, la Commission assure qu’elle ferait preuve de bienveillance. “La sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité” a dit Pierre Moscovici. Le commissaire européen aux Affaires économiques, qui présentait devant la presse les avis de la Commission sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro, a estimé qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de ces annonces sur la “trajectoire budgétaire” de la France.

L’ancien ministre français des Finances a ajouté que les règles budgétaires communes prévoyaient la flexibilité nécessaire pour permettre aux Etats de faire face à des “circonstances inattendues”.
Selon lui, Bruxelles réévaluera le budget 2016 de la France, pays qui fait face à une procédure pour déficit excessif et qui a déjà obtenu à deux reprises depuis le début du quinquennat un délai pour revenir dans les clous du pacte de stabilité européen, en prenant en compte les nouvelles dépenses.

Le dérapage budgétaire lié à ces nouvelles mesures devrait être compris entre un et deux milliards d’euros au maximum en 2016. Soit l‘équivalent de 0,05% à 0,1% du PIB.