DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Sommet UE-Turquie: Ankara rebat les cartes


Le bureau de Bruxelles

Sommet UE-Turquie: Ankara rebat les cartes

La Turquie et l’Union européenne veulent avancer main dans la main pour résoudre la crise migratoire. L’Europe a besoin de la Turquie pour stopper l’afflux de migrants. Ankara veut saisir l’occasion pour relancer les négociations d’adhésion à l’Union européenne. Le Premier ministre turc ne s’est pas privé de le faire savoir à son arrivée à Bruxelles.

“C’est un jour historique pour redynamiser le processus d’adhésion et discuter des dernières évolutions en Europe et autour de l’Europe”, a déclaré Ahmet Davutoğlu. “Je remercie les dirigeants européens pour ce nouveau départ qui n’est pas seulement le début d’une réunion mais le début d’un nouveau processus.”

Les dirigeants européens demandent à la Turquie de mieux contrôler ses frontières et de trier les migrants qui peuvent recevoir l’asile et ceux qui doivent être renvoyés dans leur pays d’origine. En échange, l’Union européenne débloquera 3 milliards d’euros d’aide pour l’accueil des migrants en Turquie.

“Une part importante du plan d’action UE-Turquie doit permettre de remplacer la migration illégale par une migration légale et à améliorer la situation des migrants en Turquie”, a fait savoir la chancelière allemande, Angela Merkel.

Complètement dépassée par l’afflux de migrants, l’Allemagne mise beaucoup sur ce sommet pour relâcher la pression. Européens et turcs sont d’accords sur les objectifs à atteindre. Reste à s’accorder sur leur mise en oeuvre.

“C’est le 6ème sommet européen consacré à la crise migratoire cette année”, rappelle le correspondant d’Euronews à Bruxelles, Sandor Zsiros. “Mais aujourd’hui, on remarque un consensus inédit. Même le très intransigeant premier ministre hongrois, soutien un accord avec la Turquie pour garder les migrants hors de l’Union.”

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

Le bureau de Bruxelles

Système d'information Schengen, un outil pour lutter contre le terrorisme