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L'économie russe finit l'année au plus mal

Depuis hier, les règles ont changé en Russie pour tous ceux qui veulent acheter des monnaies étrangères : euros, dollars ou autres. Un passeport est

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L'économie russe finit l'année au plus mal

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Depuis hier, les règles ont changé en Russie pour tous ceux qui veulent acheter des monnaies étrangères : euros, dollars ou autres. Un passeport est maintenant exigé par les banques, pour tout achat à partir de 200 euros. Vous devez aussi remplir un questionnaire avec des questions sur la situation financière, les sources de revenus, l’emploi en cours, et des informations plus personelles.

Officiellement il s’agit de lutter contre le financement du terrorisme.

Pour l’instant les touristes étrangers ne semblent pas concernés par cette mesure qui intervient dans un contexte économique de très forte inflation, et de rouble très faible. A cause notamment des sanctions internationales, et de la baisse des prix du pétrole, les prix des produits courants ont presque doublé en quelques semaine.

Une situation qui devrait perdurer l’année prochaine.

Le rouble n’en finit pas de dégringoler. 78 roubles pour un euro, 63 pour un dollar: la monnaie russe s’effondre à nouveau ce lundi à des niveaux jamais vus, une baisse de 8% au plus fort de la journée, et les interventions de la banque centrale russe depuis le début du mois n’y ont rien fait. Les sanctions internationales liées à la crise ukrainienne et la chute des cours du pétrole plombent le rouble. Depuis le début de l’année, il a perdu 42% de sa valeur face à l’euro, 48% face au dollar.

Dans le sillage du marché des changes, les indices de la Bourse de Moscou ont dégringolé : l’indice Micex a chuté de 2,38% et surtout le RTS de 10,12%. La chute du rouble fait flamber les prix. Selon la banque de Russie, l’inflation va atteindre 10% sur l’année. Et le PIB pourrait chuter de 4,5% à 4,8% si les prix du pétrole se maintiennent autour de 60 dollars le baril, leur niveau actuel. Dans ce cas, les revenus des ménages pourraient chuter de plus de 6% et les investissements de 10% l’an prochain. Un tableau noir pour l‘économie russe.