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Orban à Cameron : nous ne sommes pas des parasites

David Cameron était en tournée ce jeudi pour trouver des alliés. Le Premier ministre britannique veut renégocier l’appartenance de son pays à l’Union

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Orban à Cameron : nous ne sommes pas des parasites

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David Cameron était en tournée ce jeudi pour trouver des alliés. Le Premier ministre britannique veut renégocier l’appartenance de son pays à l’Union européenne, et son passage en Allemagne lui aura permis de constater que Berlin n’est plus totalement hostile à sa proposition la plus controversée : limiter les aides sociales pour les citoyens des autres pays européens.

“ Nous voulons nous assurer que les systèmes d’aide sociale, et en particulier notre système, ne créent pas un appel d’air vers le Royaume-Uni, car nous ressentons la pression d’une migration excessive ces dernières années. Et nous pensons que ces questions peuvent être réglées. Les discussions se passent bien “, a déclaré Cameron.

Lors de son étape hongroise, l’accueil a été plus mitigé. Si le Premier ministre Viktor Orban rejoint David Cameron sur la nécessité de changer la gouvernance économique en Europe ou de redonner plus de pouvoir aux Etats, il dit refuser qu’on traite les Hongrois comme des parasites.

“ Nous voulons dire clairement que nous ne sommes pas des migrants au Royaume-Uni mais des citoyens appartenant à l’Union européenne qui peuvent travailler dans n’importe quel pays de l’UE, a-t-il martelé. Nous voulons pouvoir exercer ce droit qui est le nôtre. Donc nous n’allons pas parasiter le Royaume-Uni, nous ne voulons pas prendre le travail des gens qui vivent là, nous ne voulons pas vivre à leurs dépens, nous voulons simplement pouvoir exercer nos droits et travailler. “

Les restrictions envisagées par Cameron visent les Européens venus de l’Est, les plus nombreux. Mis sous pression par les eurosceptiques, le dirigeant britannique s’est engagé à organiser un référendum sur le maintien de son pays dans le club des 28.