DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le film hongrois sur l'Holocauste "Le Fils de Saul" nommé aux Oscars

Vous lisez:

Le film hongrois sur l'Holocauste "Le Fils de Saul" nommé aux Oscars

Taille du texte Aa Aa

“Le fils de Saul” poursuit son ascension. Après avoir remporté un Golden Globe, le film hongrois sur l’Holocauste vient d‘être sélectionné aux

“Le fils de Saul” poursuit son ascension. Après avoir remporté un Golden Globe, le film hongrois sur l’Holocauste vient d‘être sélectionné aux Oscars, dans la catégorie du meilleur film étranger. Une nomination qui est déjà presque en soi une récompense.

“Le but était de faire réaliser aux gens aujourd’hui ce qu’est un camp de concentration, depuis l’intérieur, plutôt que de le voir de l’extérieur, a posteriori ou d’un point de vue externe. Je pense que c’est une prise de conscience pour beaucoup de gens”, explique le réalisateur László Nemes.

Saul, un prisonnier juif hongrois à Auschwitz, est membre des Sonderkommando : il est contraint de participer au processus de la solution finale. Un jour, il croit reconnaître son fils parmi les cadavres. Il entreprend alors de l’enterrer selon la tradition juive, en faisant appel à un rabbin.

“C‘était très important pour nous que ce soit un film qui ne se regarde pas facilement. Si le regarder est une expérience plaisante d’une heure et demie, ce n’est pas bien, ça ne colle pas avec l’histoire. Donc c‘était crucial de trouver une approche visuelle qui attrape le spectateur, ne le lâche pas et le guide à travers cette folie”, estime Mátyás Erdély, le directeur de la photographie.

A Cannes l’an dernier, “Le Fils de Saul”, premier long-métrage du réalisateur Laszlo Nemes a remporté le Grand Prix du jury. C’est le premier film hongrois à avoir remporté un Golden Globe. Aux Oscars, il y a un seul précédent, Mephisto d’Istvan Szabo en 1981.

Très remarquée dans le film de Laszlo Nemes, la performance de l’acteur principal Géza Röhrig.

“Cela pourrait donner une nouvelle voix, une connexion avec les spectateurs, et après tant d’années quand il ne restera plus que quelques survivants, il pourra continuer à raconter cette histoire, celle de l’Holocauste, d’une manière inédite, comme personne ne l’a fait auparavant”, prédit le producteur Gábor Sipos.