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Zeebruges, nouvelle route des réfugiés

Face au renforcement des mesures de sécurité à Calais et des interventions de police, de plus plus en plus de réfugiés prennent le chemin de la

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Zeebruges, nouvelle route des réfugiés

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Face au renforcement des mesures de sécurité à Calais et des interventions de police, de plus plus en plus de réfugiés prennent le chemin de la Belgique pour tenter leur chance vers le Royaume-Uni. Le port de Zeebruges est accessible grâce à un tram qui longe la côte belge. C’est le chemin emprunté par les réfugiés. Une fois sur place certains migrants trouvent refuge autour de l‘église Stella Maris. Ils viennent principalement d’Iran mais tous racontent la même histoire. Ils veulent rejoindre la Grande-Bretagne pour fuir les persécutions religieuses ou pour retrouver un oncle ou cousin déjà sur place.
Le prêtre Fernand Maréchal fait de son mieux pour aider au quotidien ces migrants. Mais il essaye aussi de les convaincre « de déposer une demande d’asile ici en Belgique de façon à avoir un statut légal mais ils ne veulent pas. Je pense qu’ils sont manipulés par des trafiquants ».
Le gouverneur de Flandre-Occidentale demande de ne pas nourrir les réfugiés car, dit-t-il cela pourrait attirer de nouveaux demandeurs d’asile. Ces propos ont provoqué une levée de boucliers. Ils ont même eu un effet contraire. André est venu immédiatement apporter son aide. « J’ai décidé de venir après avoir entendu le gouverneur à la radio. Je me suis dit si c’est comme ça qu’il veut traiter les gens, je vais acheter du pain et des biscuits ».
Le port de Zeebruges dépend de la ville de Bruges et pour le bourgmestre, autrement dit le maire, l’arrivée de ces réfugiés est particulièrement compliquée. Selon Renaat Landuyt tous ces migrants ne cherchent pas l’asile. Certains «  cherchent un endroit où ils pourraient monter un camp. Ensuite ils essayent de détecter des failles dans le port ».
Ces premières tensions ont déjà des répercussions sur l’activité du port. Des entreprises menacent de ne plus passer par Zeebruges. Elles craignent en effet de voir le scénario de Calais se répéter avec des mesures de sécurité toujours plus nombreuses mais qui ne découragent pas pour autant les réfugiés à tenter leur chance pour rejoindre le Royaume-Uni.