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L’impact environnemental de la production de vin en chiffres


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L’impact environnemental de la production de vin en chiffres

767 litres toutes les secondes. Ce chiffre représente la consommation mondiale de vin, selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Les Etats-Unis en sont les plus gros consommateurs, suivis de l’Italie et la France.

Les grandes zones de culture du raisin concernées

Avant d’arriver dans le verre, le vin suit un très long chemin, non visible sur l’emballage. Tout commence par la vigne : la préparation des sols, la plantation, enfin la culture du raisin.
En 2014, 7,5 millions d’hectares de vignoble étaient cultivés dans le monde, soit presque l‘équivalent de la surface totale du Panama ou de 11 millions de terrains de foot.

Les cinq principaux producteurs de vin – la France, l’Italie, l’Espagne, les Etats-Unis et l’Argentine – détiennent à eux seuls 50% de la fabrication mondiale :

France 17,2%
Italie 16,5%
Espagne 15,4%
Etats-Unis 8,2%
Argentine 5,6%

pourcentages sur la production mondiale de 2014, selon l’OIV : 271 million d’hectolitres

L’impact de l’eau virtuelle

Une fois récolté, le raisin est transformé en vin. Le tri du raisin, son entretien, son pressage et sa fermentation nécessitent une grande quantité d’eau. Il ne s’agit pas d’eau contenue dans le vin mais d’eau utilisée, de façon intermédiaire, pour sa fabrication. On parle “d’eau virtuelle”.
120 litres d’eau sont nécessaires à la production d’un seul verre de vin (environ 13 cl) selon l’ONG Water Footprint Network.
En 2014, plus de 23,5 milliards de m3 d’eau soit 23,5 billions de litres d’eau (23 500 milliards de litres !) ont ainsi été utilisés pour la production de vin dans le monde. A titre de comparaison, c’est sept fois plus que la consommation annuelle d’eau potable des foyers français.

Emissions de gaz à effet de serre et gestion des déchets

Les filières viticoles dans le monde s’affichent toutes volontaires dans la réduction de leur bilan carbone. L’OIV travaille sur la question depuis plusieurs années et a adopté, en juillet 2015, une résolution afin de standardiser le système de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la viticulture, partout dans le monde.

Il est pourtant difficile de trouver des chiffres sur l’empreinte carbone moyenne du vin dans toute sa chaîne de fabrication. Les pays éloignés et exportateurs, telles la Nouvelle-Zélande et l’Australie ou l’Amérique Latine, publient des chiffres car la question du transport pèse lourd dans leur bilan carbone. Des vignobles ou des producteurs en particuliers publient leur propre bilan.

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l‘énérgie) en France avance tout de même une valeur moyenne pour le pays. La production d’une bouteille de vin de 75cl, conditionnée dans une bouteille de verre émet 1,1 kg eq. CO2 (avec une marge de variance de +/- 50%), soit 1 500 kg eq. CO2 pour une tonne de vin produite.
Les émissions augmentent pour les grands vins et champagnes conditionnés dans des bouteilles plus lourdes. Le type de bouchage et surbouchage peut aussi modifier l’empreinte carbone.

En effet, le packaging compte pour près de 50% de ces émissions. Des vignobles cherchent donc à réduire cette part du conditionnement en optant pour des matériaux autres que le verre (bouteilles en plastique) ou d’autres formes de contenant comme le cubitainer.

Que donne ces valeurs à hauteur d’homme ? Un consommateur français, par exemple, boit 44 litres de vin par an en moyenne, soit l‘équivalent de 58 bouteilles de 75 cl. Produire cette quantité de vin nécessite 38 280 litres d’eau et émet près de 64 kg eq. CO2.

Puis le vin, enfin en bouteille, arrive à l’étape de la commercialisation. Les bouteilles sont transportées dans les supermarchés, chez les cavistes et autres points de vente. Ce transport représente une part importante des émissions de GES selon l’Institut français de la vigne et du vin. Au fret en bout de chaîne (15%), il faut ajouter le transport des personnes (23%) dans la fillière (employés, vendangeurs, commerciaux…), tel qu’indiqué dans le calcul standard de l’OIV.
La part du fret dans le bilan carbone final varie évidemment énormément selon le volume de vin qui est finalement exporté, et à quelle distance.

Une fois que l’on a bu son verre de vin avec notre plat de pâtes ou notre fromage, la bouteille vide est envoyée au recyclage… ou non. Dans l’Union Européenne, 73% du verre, dont les bouteilles de vin, a été recyclé en 2013 selon Eurostat et la Fédération Européenne du Verre d’Emballage, soit 25 milliards de contenants traités. Ce sont 7 millions de tonnes de CO2 qui sont ainsi économisées. Si les bouteilles sont jetées dans la nature, elles mettent trois ou quatre millénaires pour se décomposer.

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