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Conflit en syrie; le sort de Bachar al-Assad au centre des négociations de paix


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Conflit en syrie; le sort de Bachar al-Assad au centre des négociations de paix

Régime et opposition sont de retour à Genève pour tenter de trouver une solution diplomatique.
Lundi, la première journée de négociations a permis de se rendre compte de l‘écart considérable qui existe entre les deux camps.
L’opposition a annoncé qu’elle faisait du départ de Bachar al-Assad un préalable aux discussions. Une “ligne rouge” pour les représentants du régime de Damas.
“Notre dialogue est basé sur fait qu’il n’y ait pas de conditions préalables, tranche Bashar al-Jaafari, négociateur en chef du régime. Nous négocions déjà avec des mouvements d’opposition disparates et qui n’ont pas de programme commun. Des conditions préalables signifient un blocage du dialogue et un échec des négociations comme c’est arrivé la dernière fois.”

Un contexte plus favorable

En février les négociations avaient tourné court en raison de l’intensification des frappes aériennes russes.
Mais le contexte est cette fois différent. Depuis le 27 février, le cessez-le-feu tient sur le terrain.
Un élément primordial pour tenter de trouver un accord sur l’avenir du pays. En décembre dernier l’ONU adoptait la résolution 2254 qui prévoit la création d’un organe de transition dans les six mois et des élections dans les 12 mois suivants.
Pour Damas, impossible que Mr Al-Assad ne soit pas à la tête de cet organe, le gouvernement pourrait potentiellement s’ouvrir à des figures d’opposition mais pas davantage.
Selon les observateurs, le retrait de ses troupes annoncé par Vladimir Poutine, lundi, pourrait tout de même obliger Damas à des compromis.

Mardi, Staffan De Mistura, envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie rencontre les représentants de l’opposition qui sont regroupés au sein du Haut Comité des Négociations (HCN). Ils ont affirmé n‘être pas venus à Genève pour se désengager des discussions. Hind Aboud Kabawat est membre de la délégation de l’opposition.
_“Nous sommes ici pour une chose: on veut rendre meilleure la vie des Syriens. Nous remercions les Nations Unis pour leur rôle, je sais qu’ils font tout ce qu’ils peuvent en faveur de la paix et d’une vie meilleure en Syrie. Et en tant qu’opposition syrienne issue du HCN, nous sommes responsables devant les millions de gens qui ont besoin que cela cesse et d’avoir un vrai organe de transition”.

Staffan de Mistura a prévenu, il n’y a qu’un seul plan B: le retour à la guerre.
Un conflit qui rentre dans sa sixième année et qui aurait fait, selon les estimations, au moins 270 000 morts.

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