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Iolanta / Casse-Noisette : l'Opéra de Paris fait un pari audacieux


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Iolanta / Casse-Noisette : l'Opéra de Paris fait un pari audacieux

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L’Opéra de Paris s’est lancé un défi ambitieux et audacieux en revisitant “Iolanta” et “Casse-Noisette” tout en les proposant lors d’une même soirée. Le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov réunit l’opéra de Tchaïkovski et l’un de ses ballets les plus célèbres comme du temps du compositeur, mais il en fait une même histoire.

“Iolanta : une jeune fille qui a son monde à elle”

Les principaux personnages des deux pièces se croisent dans l’une et l’autre. La jeune Marie de “Casse-Noisette” surgit parfois dans le salon de cette jeune princesse qui recouvrira la vue grâce à l’amour : Iolanta, interprétée par la touchante Sonya Yoncheva.

‘‘J’ai dû comprendre le monde de Iolanta : comme est-ce possible de ne pas connaître la lumière, les couleurs, les objets et en même temps, d‘être convaincue que tout le monde est dans le même état ? souligne la soprano bulgare avant d’ajouter : J’ai réussi à aimer complètement cette jeune fille parce qu’elle est tellement pure et elle a son monde à elle, préservé en elle.’‘

“Le plus occidental des compositeurs russes”

Alain Altinoglu, chef d’orchestre de cette production, décrit Tchaïkovski comme “le plus occidental des compositeurs russes : il parlait français, italien ; il y a chez lui, un bout d’Occident et ce qui est russe, ce sont les sonorités, comment il combine les sons dans l’orchestre, comment on donne aux cordes, les choses lyriques qui pleurent, la manière dont les cuivres jouent ensemble… Les sonorités et les harmonies qu’il utilise ont vraiment une sonorité russe,” renchérit-il.

“C’est mon premier rôle slave, donc j’ai découvert des sonorités que je ne connaissais pas, explique pour sa part Sonya Yoncheva. Cela me donne la sensation agréable d‘être à la maison parce que la moitié des interprètes sur scène, ce sont des gens originaires des anciens pays soviétiques et nous nous réjouissons parce que nous retrouvons le même sens de l’humour, les mêmes paroles que j’ai entendues quand j‘étais enfant, donc je me sens vraiment à la maison pendant cette production,” lance-t-elle, enthousiaste.

“C’est un rôle qui n’est pas extrêmement long, poursuit la soprano. Donc, il y a évidemment le danger de vouloir prendre plus de place que l’orchestre, mais je crois qu’il faut bien doser et je le vais faire avec mes moyens, avec mes modestes moyens,” précise-t-elle dans un sourire.

Casse-Noisette s’ouvre sur un monde enfantin

Dans cette adaptation, l’opéra est un prélude au ballet. A la fin de “Iolanta”, on découvre qu’il s’agissait d’une représentation donnée pour l’anniversaire de Marie. ‘‘À la fin, quand Iolanta n’est plus aveugle, qu’elle voit la lumière, souligne Alain Altinoglu. L’orchestration va aussi vers la lumière et c’est ce qu’on a dans l’Ouverture de “Casse-noisette” : au début, on est dans quelque chose de beaucoup plus clair, enfantin et c’est cette transition qu’on doit exécuter le mieux possible quand on est chef d’orchestre,’‘ conclut-il.

“Iolanta” et “Casse-noisette” sont à voir jusqu’au 1er avril à l’Opéra de Paris.

Pour découvrir d’autres extraits de “Casse-Noisette”, vous pouvez cliquer sur l’image bonus.

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