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Société écran : mode d'emploi

Une société écran, ce n’est ni plus ni moins qu’une boîte postale basée dans un paradis fiscal. Le client peut s’en remettre à sa banque ou à ses avocats pour choisir le paradis fiscal qui correspond le mieux à ses exigences. Un client sur deux du cabinet panaméen Mossack Fonseca, soit plus de 113.000 sociétés offshores, opte pour Iles Vierges britanniques.

L’intermédiaire s’adresse à un agent de domiciliation des sociétés sur place. C’est lui qui règle la paperasse auprès des autorités locales. Pour l’anonymat, il propose des prête-nom. Et pour déplacer discrètement et rapidement de grosses sommes d’argent, il y a les titres au porteur, comprenez des titres sur lesquels le nom du bénéficiaire n’apparaît pas, de sorte que quiconque peut les encaisser.

Citée parmi les paradis fiscaux favoris de Mossack Fonseca, la Nouvelle-Zélande est montée au créneau par la voix de son premier ministre, John Key. “La Nouvelle-Zélande a les mêmes lois fiscales depuis 1988. Elle a fait l’objet d’un audit de l’Organisation de Coopération et de Développement économique en 2013, qui lui a remis un certificat de bonne conduite.

Créer une société offshore n’est pas illégal en soi. Ce qui l’est, c’est utiliser son opacité et le secret bancaire pour échapper au fisc, blanchir de l’argent sale ou encore contourner des sanctions internationales.

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