DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Panama papers : des grandes banques mondiales au coeur du scandale

HSBC, Crédit Suisse, UBS, Société Générale... Des centaines de banques ont participé activement à la création de sociétés écran pour leurs riches clients.

Vous lisez:

Panama papers : des grandes banques mondiales au coeur du scandale

Taille du texte Aa Aa

Le secteur bancaire se retrouve au coeur du scandale des “Panama papers”. La Britannique HSBC et la banque helvétique Crédit Suisse, directement mises en cause, ont démenti haut et fort ce mardi avoir utilisé des structures offshores pour aider leurs clients à échapper au fisc.

Point of view

Cela agite le spectre d'une plus grande participation à ce qui est perçu comme une industrie louche, où des banques, par le passé, ont écopé d'amendes.

Matthew Beesley, analyste chez Henderson Global Investors, leur accorde le bénéfice du doute : “il faut souligner qu‘à l’heure actuelle, rien ne prouve qu’HSBC, Crédit Suisse ou toute autre banque est impliquée dans des irrégularités au Panama. Mais bien sûr, cela agite le spectre d’une plus grande participation à ce qui est perçu comme une industrie louche, où des banques, par le passé, ont écopé d’amendes pour avoir aidé certains individus et corporations à ne pas payer la totalité des taxes qu’ils devaient dans une zone géographique donnée.

Les deux établissements figurent parmi les dix banques qui ont le plus sollicité Mossack Fonseca pour leurs riches clients.

Au total, le cabinet panaméen a permis à plus de 500 banques, filiales et branches d’ouvrir 15.579 sociétés écrans. La Française Société Générale en a ouvert 979 via ses filiales en Suisse, au Luxembourg et au Bahamas.

Toutes les banques sont tenues par la loi de connaître leurs clients et leurs motivations. Si elles ont, au mieux, fermé les yeux, leur cécité peut leur coûter très cher. La banque suisse UBS, citée dans les “Panama papers”, en a fait la douloureuse expérience lors de règlements avec le fisc américain et allemand.

Pour analyser vous-mêmes les données (en anglais) de l’enquête du Consortium international des journalistes d’investigation, cliquez ici.