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Belgique : la grève sauvage à l'aéroport de Zaventem suscite l'indignation


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Belgique : la grève sauvage à l'aéroport de Zaventem suscite l'indignation

Jamais une grève sauvage n’aura soulevé autant d’ingnation en Belgique.
Alors qu’il se remet à peine des attentats du 22 mars, l’aéroport national de Zaventem est de nouveau paralysé. Depuis mardi soir ce sont cette fois des aiguilleurs du ciel qui bloquent le trafic aérien. Ils contestent une réforme sur l‘âge de départ à la retraite.
Au-delà des motifs, c’est surtout la méthode de leur grève sauvage qui a choqué : une partie des effectifs n’est tout simplement pas venue travailler, certificat médical à l’appui.

Les passagers rencontrés à l’aéroport sont furieux. “C’est vraiment une honte ce qu’ils sont en train de faire, explique cette passagère.
Son mari renchérit : “Au lieu d’aider Zaventem à redémarrer, ils font exactement le contraire. Ils rajoutent de l’insulte aux blessures.”

Pour cette autre passagère, cette grève est “irrespectueuse : pour les victimes des attentats, pour leurs collègues et pour les gens qui sont morts ici.”

Les médecins seront sancionnés

Depuis mercredi matin quelques 50 vols ont dû être annulés. Un nouveau coup dur pour l’aéroport qui tarde à reprendre une activité normale.

Charles Michel, Premier ministre belge est monté au créneau pour dénoncer cette grève : “Je n’accepte pas qu’une minorité fasse un choix aussi irresponsable. Je n’accepte pas le chantage. Et j’ajoute que les médecins qui ont signé de faux arrêts de travail seront sanctionnés.”

Après douze jours d’arrêt total consécutifs aux attentats, le trafic aérien avait péniblement repris le 3 avril dernier. Un trafic très partiel en attendant les lourds travaux de réparation qui doivent être entrepris et qui pourraient prendre plusieurs mois.

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