DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Nouveaux tirs de roquettes en Turquie : la ville de Kilis est à bout de nerf

En Turquie, dans le sud-est du pays, des roquettes ont été tirées depuis la Syrie, depuis une région occupée par le groupe Etat islamique, faisant un

Vous lisez:

Nouveaux tirs de roquettes en Turquie : la ville de Kilis est à bout de nerf

Taille du texte Aa Aa

En Turquie, dans le sud-est du pays, des roquettes ont été tirées depuis la Syrie, depuis une région occupée par le groupe Etat islamique, faisant un mort et une trentaine de blessés.

Point of view

Ici à Kilis nous ne sommes pas en sécurité

Dans la ville de Kilis, plusieurs habitants ont manifesté pour réclamer plus de sécurité.

Car la commune est régulièrement visée depuis le début de l’année. Lundi, une salve de roquettes a fait cinq morts, dont quatre enfants syriens.

45 roquettes se sont abattues sur la ville depuis la mi-janvier.

Les forces de sécurité ont affirmé que les soldats turcs ont répliqué en ouvrant le feu vers la Syrie.

Le témoignage d’un commerçant au micro d’Euronews:“J‘étais assis devant ma boutique. Soudain, il y a eu de la fumée et un missile a frappé le bâtiment. Tout a explosé. C‘était un gros missile, avec plein de petits morceaux à l’intérieur. C‘était en fer. Je suis allé à l‘étage et j’ai vu tous les blessés. J’ai essayé de les aider.”

Le témoignage d’un habitant au micro d’Euronews :“A chaque fois que quelqu’un claque une porte, ça nous fait sursauter. Nous sommes tous très nerveux. Ici à Kilis nous ne sommes pas en sécurité.”

Près de 110 000 réfugiés syriens sont hébergés à Kilis.

Samedi soir, lors d’une conférence de presse à Gaziantep avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen Donald Tusk, venus pour se rendre compte des conditions de vie des réfugiés syriens, le Premier ministre Ahmet Davutoglu a assuré que “la Turquie répondra avec force à toute action qui la visera”.

Longtemps accusée de complaisance pour les groupes rebelles syriens les plus radicaux, la Turquie a rejoint l‘été dernier la coalition antijihadiste dirigée par Washington et multiplié les arrestations dans les milieux jihadistes, après une série d’attentats-suicides.

(Euronews, avec AFP)