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Speed : Lucas di Grassi s'impose à Paris

Bruno Sousa : Bonjour et bienvenue dans Speed. Cette semaine, nous allons consacrer une bonne partie de notre émission au premier Grand Prix de

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Speed : Lucas di Grassi s'impose à Paris

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Bruno Sousa : Bonjour et bienvenue dans Speed. Cette semaine, nous allons consacrer une bonne partie de notre émission au premier Grand Prix de Formule E disputé dans les rues de Paris. Lucas di Grassi y a signé sa troisième victoire de la saison…

…et sa deuxième consécutive après celle obtenue à Long Beach, aux Etats-Unis, il y a trois semaines. Le pilote brésilien, deuxième sur la grille de départ, dépasse Sam Bird, l’auteur de la pole position, dès le premier virage. Sur un circuit tracé autour des Invalides, avec la Tour Eiffel en toile de fond, il fait cavalier seul pendant 45 tours, y compris après le changement obligatoire de monoplace.

Même l’intervention de la voiture de sécurité en fin de course ne le perturbe pas. Plus que jamais leader du championnat, Lucas di Grassi s’impose avec huit dixièmes d’avance sur le Français Jean-Eric Vergne et une seconde et demie sur le Suisse Sébastien Buemi.

Bruno Sousa : Andy Robini était l’envoyé spécial d’euronews à Paris. Il était dans les coulisses pour nous en dire davantage sur les voitures électriques.

Andy Robini : La Formule E passe à la vitesse supérieure et il y a beaucoup de sujets sur lesquels nous pencher, mais commençons par l’essentiel : qu’est-ce qu’une voiture de Formule E ? Pour le savoir, nous avons rencontré un spécialiste des questions techniques, Paul Faithfull.

Paul Faithfull travaille pour l‘écurie Dragon Racing : Sur une voiture de course électrique, le premier point essentiel, c’est bien sûr la batterie. Actuellement, elle n’est pas branchée sur ce grand chargeur industriel. Vous ne pouvez pas charger ces voitures sur une simple prise électrique, comme à la maison, car il faut diminuer le temps de charge. Il ne nous faut que 45 minutes pour que la batterie soit pleine, donc c’est nécessaire d’avoir une source d’alimentation électrique conséquente avec du 650 volts.

Sur ces monoplaces, les pneus sont assez semblables à ceux utilisés pour n’importe quelle voiture. Il n’y a que quelques différences comme les rainures ou les bandes de roulement. D’habitude, les voitures de course ont des pneus beaucoup plus larges. Alors ces monoplaces ne sont pas aussi rapides qu’en Formule 1, mais les pilotes qui en viennent jurent que cela ne les rend pas pour autant plus faciles à conduire. Ils sont arrivés en pensant qu’elles le seraient et ils disent maintenant que c’est un vrai challenge. En fait, c’est juste un challenge différent.

Jean-Eric Vergne, Nelson Piquet Jr, ou bien encore Sébastien Buemi : sur la grille de départ, on retrouve beaucoup de pilotes qui ont connu la Formule 1, à l’image du Belge Jérôme d’Ambrosio qui se prête au jeu des comparaisons entre son ancienne et sa nouvelle discipline.

Jérôme d’Ambrosio : C’est vrai que les voitures de Formule E sont un peu moins rapides. On ne peut pas comparer la technologie, car on en est au début. Maintenant, comme ce sont des petits circuits en ville de deux ou trois kilomètres, assez étroits et bosselés, on a beaucoup de sensations dans ces voitures. Surtout au moment de la course, on s’amuse beaucoup puisque les possibilités de dépassement sont quand même assez importantes.

Andy Robini : Des milliers de gens se sont rassemblés ici pour assister à l‘évènement et ces fans peuvent même décider de l’issue d’une course en votant pour leur pilote favori. Vous n’avez jamais entendu parler du “Fanboost” ? Voyons de quoi il s’agit.

Les internautes peuvent désigner leur pilote favori via les réseaux sociaux. Les trois élus reçoivent un supplément de puissance de 40 chevaux qu’ils ne peuvent actionner qu’une seule fois, mais à n’importe quel moment de la course. Initiative dont se félicite le Chartrain Loïc Duval, vainqueur des 24 Heures du Mans en 2013.

Loïc Duval : Il faut regarder dans le futur, mais je pense que c’est hyper intéressant parce que le fan peut aider son pilote à dépasser pour aller gagner une course, ce qui fut le cas lors de l’avant-dernière manche au Mexique. Celui qui était deuxième est passé en première place grâce au FanBoost. Voilà, c’est véritablement le fan qui, à ce moment-là, a permis au pilote de gagner la course, donc je pense qu’il y a un réel intérêt et du coup, il y a une vraie synergie entre les fans et les pilotes.

Bruno Sousa : Comme nous pouvons le voir, la discipline utilise les toutes dernières technologies. Alors c’est quoi l’avenir de la Formule E ?

Lancée presque en catimini, la première saison de Formule E s’est soldée par un succès populaire et le sacre de Nelson Piquet Jr. La deuxième saison, qui s’achèvera à Londres en juillet prochain, suscite encore davantage d’intérêt de la part des médias et du public.

Nelson Piquet Jr : C’est un sport jeune, nous ne sommes là que depuis un an et demi. Nous avons une base de fans qui s‘élargit de jour en jour, mais vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’elle soit énorme tout de suite, en deux secondes. Nous grandissons à chaque course et nous attirons l’attention sur nous dans chaque ville où nous passons, c’est notre but. Je suis certain que de plus de plus de fans, jeunes et amateurs de technologie, vont aimer notre sport.

Bruno Sousa : Il n’y a pas qu‘à Paris que les sports mécaniques étaient en vedette ce week-end. En moto GP, le coup d’envoi de la saison européenne a été donné à Jerez de la Frontera. En WRC, le championnat du monde des rallyes, la quatrième manche de la saison a eu lieu en Argentine. Speed sera de retour dimanche prochain.

Valentino Rossi ne s‘était plus imposé sur le circuit de Jerez depuis sept ans et il n’avait plus gagné le moindre Grand Prix depuis huit mois. Le vétéran italien met fin à cette disette ce dimanche en signant la 113e victoire de sa carrière et sa 87e dans la catégorie reine. Parti en pole position, il fait la course en tête quasiment de bout en bout pour devancer les Espagnols Jorge Lorenzo, Marc Marquez et Dani Pedrosa.

Hayden Paddon ouvre son palmarès en WRC à l’occasion du rallye d’Argentine. Au volant de sa Hyundai, le Néo-zélandais repousse les assauts du Français Sébastien Ogier, revenu dans ses rétroviseurs avant la dernière spéciale. Le triple champion du monde en titre, qui court toujours après un premier succès en Argentine, s’incline finalement pour 14 secondes.