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Autriche : le professeur écolo Van der Bellen, rempart contre le FPÖ

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Autriche : le professeur écolo Van der Bellen, rempart contre le FPÖ

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Voici celui qui est devenu, dans la campagne présidentielle de l’entre-deux tours, le rempart contre l’extrême-droite en Autriche.

A 72 ans, Alexander Van der Bellen, est un professeur d‘économie à la retraite, plutôt austère qui incarne une vision du pays aux antipodes de celle de Norbert Hofer. Au nationalisme du candidat populiste, il oppose son projet d’une société ouverte et multiculturelle.

Le patronyme d’Alexander Van der Bellen est hollandais. Un aïeul protestant a émigré au XVIIIè siècle des Pays-Bas vers la Russie. La famille fut ensuite chassée en 1917 vers l’Estonie par les bolchéviques, avant de gagner le Reich où naîtra Alexander en 1944. Il a grandi aux confins de l’Autriche et de l’Italie, dans la province frontalière du Tyrol et
il se revendique lui-même comme “enfant de réfugiés”.

Il est apparu pendant la campagne comme le candidat des catégories aisées, des intellectuels, des artistes, des féministes et des minorités.

En 1997, cet ancien social-démocrate prend la tête des Verts qui deviendront sous sa férule la 4è force politique du pays. Mais ses détracteurs le comparent encore aujourd’hui à une “pastèque” : vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur, autrement dit, un vrai socialiste.

La base des Verts n’est pas d’accord : pour elle, Alexander van der Bellen est trop libéral en économie. C ‘est donc en candidat indépendant qu’il s’est présenté à cette élection.

Lors du premier tour le 24 avril, il est arrivé en deuxième position avec 21, 3 % des voix, loin derrière le candidat d’extrême-droite.

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