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Crash d'EgyptAir : de la fumée détectée à bord avant le drame

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Crash d'EgyptAir : de la fumée détectée à bord avant le drame

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De la fumée à bord

L’Airbus A320 d’EgyptAir qui s’est abîmé jeudi en mer Méditerranée a envoyé des messages automatiques signalant des fumées, juste à côté du cockpit de l’appareil.

L’un de ces messages mentionne une fumée intense, déclenchant des alarmes pendant deux minutes, juste avant le crash. Ces messages ont été transmis automatiquement par l’avion, à la compagnie aérienne, via le système ACARS.

Bien sûr ces indications ne suffisent toujours pas à expliquer l’origine précise du drame.

Les autorités égyptiennes n’ont ni confirmé, ni démenti ces informations.

Quelques débris récupérés

En Mer Egée, à près de 300 km au nord d’Alexandrie plusieurs débris ont été retrouvés : des valises, des affaires personnelles et des sièges ont été récupérés.

Et sur de nouvelles images satellites, provenant de l’Agence spatiale européenne, une vaste nappe de pétrole semble apparaître à proximité de la zone de recherche.

Mais c’est maintenant une course contre la montre qui a débuté.

Les moyens militaires français

La France a dépêché un avion de reconnaissance maritime, un Atlantique 2 (ATL2), ainsi qu’un Falcon 50 pour tenter de délimiter la zone du crash.

L‘équipage de l’ATL2 – une dizaine de personnes – est doté d’un radar de détection de cibles en surface et d‘équipements de détection d‘émissions radar mais il scrute aussi la mer à l’oeil nu et à la jumelle depuis les côtés et le nez vitré de l’appareil.

“La Méditerranée c’est un désert mouvant, il est très difficile de détecter à l’oeil nu des objets flottants. L’expertise des marins du ciel est très importante”, souligne le porte-parole de la Marine, le capitaine de vaisseau Didier Piaton.

Enfin un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale a quitté le port de Toulon avec des enquêteurs de la gendarmerie.

Le patrouilleur “Enseigne de vaisseau Jacoubet” – 90 membres d‘équipage, 1.400 tonnes à pleine charge – a appareillé vendredi de Toulon (Var) à destination de la zone des recherches, qu’il rejoindra d’ici deux à trois jours.

Le navire est notamment doté d’un sonar qui peut identifier les sons (“pingers”) émis par les deux enregistreurs de vol. La recherche des enregistreurs, qui ont probablement sombré par 3.000 mètres de fond, s’annonce toutefois très compliquée. “C’est beaucoup plus difficile de retrouver une boîte noire par 3.000 mètres de fond qu’une aiguille dans une grange”, résume le capitaine de vaisseau Piaton.

La Marine dispose de robots basés à Toulon – au Cephismer (Cellule Plongée Humaine et Intervention Sous la Mer) – mais ils ne peuvent opérer qu‘à 2.000 mètres maximum. “Des moyens civils seront certainement sollicités pour des interventions à grand fond”, relève Didier Piaton.

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