DERNIERE MINUTE

Sanctions russes : la Hongrie tiraillée entre ses alliances et ses besoins économiques

Budapest par la voix de son chef de la diplomatie a fait savoir qu’elle était opposée à de nouvelles sanctions automatiques contre la Russie, un marché très important pour elle en termes d‘échanges…

Vous lisez:

Sanctions russes : la Hongrie tiraillée entre ses alliances et ses besoins économiques

Taille du texte Aa Aa

Budapest par la voix de son chef de la diplomatie a fait savoir qu’elle était opposée à de nouvelles sanctions automatiques contre la Russie, un marché très important pour elle en termes d‘échanges commerciaux.

allviews Created with Sketch. Point of view

"Jusqu'à présent, nous ne pouvions pas voir la Hongrie s'opposer directement à ce système de sanctions."

András Deák Directeur de recherche, Institute of World Economics

La Hongrie réclame concertation et transparence au niveau européen. Une position qui intervient au moment de la visite du ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov :

“Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour résoudre les difficultés objectives causées par les sanctions, pour moins dépendre des conditions politiques actuelles, surtout quand cela est causée par des mouvements anti-russes de certains dirigeants occidentaux.”

Les échanges commerciaux entre la Hongrie et la Russie se sont effondrés de 47% l’an dernier. Mais Budapest, membre de l’Otan et de l’Union européenne dit qu’elle respectera la position européenne.

“Jusqu‘à présent, nous ne pouvions pas voir la Hongrie s’opposer directement à ce système de sanctions, bien que le pays le critique fortement et ouvertement souligne András Deák, expert, Institute of World Economics. Mais quand il faudra voter, la Hongrie votera encore oui ou du moins elle ne votera pas non. Je pense que le Russes voudraient changer cette situation pour que les Hongrois aient leur mot à dire à ce sujet.”

A noter que les pays du “groupe de Visegrad” (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) ont annoncé mercredi qu’ils entendaient envoyer à partir de 2017 et à tour de rôle une unité militaire dans les pays baltes pour aider leurs alliés de l’Otan face à la Russie.