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Cannes : réactions à chaud des lauréats

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Cannes : réactions à chaud des lauréats

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Pour le seconde fois, Ken Loach reçoit une Palme d’or après “Le Vent se lève” en 2006, pour Moi, Daniel Blake, un drame social sur fond de chômage qui se passe à Newcastle dans le Nord de l’Angleterre.
Le cinéaste britannique de 79 ans est resté fidèle a lui-même, à l‘écran comme à la vie : militant et solidaire.

Ken Loach : “Je crois que c’est un moment dangereux en ce moment en Europe. Il y a les programmes d’austérité, les politiques néo libérales qui conduisent les gens aux désespoir. Ils sont des millions en Grèce, au Portugal, en Espagne et dans tous les autres pays. Juste au dessus d’eux des millions sont en train de lutter pour y arriver et tout en haut on a quelques personnes immensément riches. On ne peut pas continuer comme cela parce qu’il y a tellement de désespoir tout en bas.”

Daniel Blake, menuisier de 59 ans se découvre cardiaque, ce qui l’oblige à avoir recours pour la première fois de sa vie à une aide sociale. Ses médecins lui interdisent de travailler. Mais l’administration le menace de sanctions financières s’il ne trouve pas un emploi. Lors d’un de ses rendez-vous au Job center, Blake fait la connaissance de Katie, mère célibataire sans ressources. Blake et Katie vont s’entraider.

Prix d’interprétation féminine surprise pour Jaclyn Jose, l’actrice du film Ma’ Rosa du philippin Brillante Mendoza, tourné dans un quartier pauvre et dangereux de Manille. Le prix va peut-être changer les choses…

Jaclyn Jose : “Après cette récompense, de nombreuses personnes vont aller voir le film et le président dira “Mais de quoi s’agit-il ? Regardons ce film.” Il va s’y intéresser et espérons qu’il fera quelque chose de bien.”

L’histoire d’une mère de quatre enfants qui pour joindre les deux bouts fait du trafic de narcotiques… jusqu’au jour où elle est arrêtée avec son mari…

Asghar Farhadi repart lui avec deux prix pour son film Le client, celui du scénario et le Prix d’interprétation masculine avec son acteur Shahab Hosseini.

Shahab Hosseini, acteur : “Je suis vraiment très heureux d’apporter un peu de bonheur à mon peuple ce soir. Je sais que monsieur Farhadi a déjà fait ça plusieurs fois et je suis heureux de le rejoindre ce soir.”

Asghar Farhadi, réalisateur : “Pour moi, l‘écriture et le jeu sont deux faces de la création au cinéma, c’est comme cela que je travaille. Parce que je commence à diriger quand j‘écris. C’est ma meilleure définition du cinéma.”

Contraints de quitter leur immeuble du centre de Téhéran qui menace de s’effondrer, Emad et Rana cherchent un nouveau logement. Mais peu après leur emménagement, une agression va bouleverser la vie du jeune couple…

Le Prix de la mise en scène a été partagé par le réalisateur français Olivier Assayas et le réalisateur roumain Cristian Mungiu pour Baccalauréat. Il avait déjà reçu la Palme d’or pour “4 mois, 3 semaines, 2 jours” (et le Prix du scénario). Pour lui, Cannes est essentiel.

Cristian Mungiu : “Il est très difficile aujourd’hui pour des petits films, des films sous-titrés qui ne sont pas en anglais, des films qui ne sont pas très grand public de trouver une place dans le monde du cinéma. Et il est très difficile de les trouver. Nous devons combattre cela grâce à l‘éducation, on doit le combattre avec l’aide de personnes qui ont de l’autorité. Et le festival de Cannes à cette autorité pour promouvoir ces auteurs et préserver la diversité.”

Romeo est médecin dans une petite ville de Transylvanie. Sa fille Eliza va passer le bac, et si elle obtient d’excellentes notes, elle pourra aller étudier en Angleterre. C’est le rêve de son père, mais pas forcément le sien…

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