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Les JO de Rio devront compter avec les sportifs réfugiés!

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Les JO de Rio devront compter avec les sportifs réfugiés!

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Ce n’est pas un pays qui les rassemble mais un statut : celui de réfugié.
Alors que le monde fait face à la plus grande crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale, les Jeux olympiques présentent pour la première fois de leur histoire, à Rio, une équipe de sportifs réfugiés.
Ils sont originaires de Syrie, du Congo, ou, comme James Chiengjiek, du Soudan du Sud, un pays meurtri par la guerre. Ce coureur a été repéré dans un camp de réfugiés du Kenya.

“Je pense que c’est important, pour tous les réfugiés, pas seulement nous qui sommes ici, mais pour les millions de réfugiés dispersés à travers le monde, car c’est une chance de montrer les réfugiés ont aussi des capacités”, estime-t-il.

“Nous partageons tous ici le même sentiment, celui de ne jamais abandonner et on a fait beaucoup pour arriver jusqu’ici, renchérit la nageuse Syrienne Yusra Mardini. Les choses n’ont pas toujours bien tourné pour nous, et nous avons continué de nous battre parce que nous avons des rêves!”

A 18 ans, Yusra Mardini s’apprête à concourir le 100 m papillon et 100 m nage libre. Il y a moins d’un an, elle nageait pour sauver une embarcation bondée de réfugiés, entre la Turquie et la Grèce.

Cette délégation compte en tout 10 sportifs. Elle défilera sous la bannière olympique avant le pays hôte, le Brésil, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux ce vendredi 5 août.

Le fait de défiler sous le drapeau des cinq anneaux entremêlés a déjà été utilisé en 1992, aux Jeux d‘été de Barcelone par des athlètes originaires d’ex URSS, mais aussi en 2000 à Sydney, par des athlètes du Timor oriental, et encore en 2012 à Londres par 3 athlètes venant des ex-Antilles néerlandaises et un sportif du Soudan du Sud.

Ces Quatre femmes et six hommes de nationalités différentes, qui selon un de leurs entraîneurs “ont déjà gagné leur médaille en arrivant à Rio”, entendent envoyer un message de paix dans le monde, un monde qui compte plus de 60 millions d’individus déracinés depuis 2015.

Avec AFP

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