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En attendant la paix : notre reportage dans la région de Donetsk où les civils sont épuisés par la guerre

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En attendant la paix : notre reportage dans la région de Donetsk où les civils sont épuisés par la guerre

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La semaine dernière, les tensions politiques entre Moscou et Kiev se sont intensifiées. Le conflit à l’Est de l’Ukraine ouvre une nouvelle page dans ce combat diplomatique et politique perpétuel entre la Russie et l’Ukraine. Le Kremlin a accusé l’Ukraine de planifier une mission de sabotage en Crimée annexée par la Russie en 2014 mais de son côté, l’Ukraine a fermement démenti toute implication dans un quelconque complot.

Alors que la spéculation est reine autour de cette opposition, la situation s’aggrave de jour en jour. Selon des observateurs internationaux, des organisations humanitaires et des volontaires, les hostilités n’ont fait que croître depuis maintenant deux mois.

En juin et juillet dernier, 20 civils ont été tués et 122 autres blessés dans les régions de Donetsk et Louhansk selon l’ONU. Le nombre de victimes n’avait jamais atteint un taux aussi conséquent depuis Août 2015.

Malgré la trêve déclarée, les populations installées dans la “grey zone” et ses environs subissent des bombardements réguliers et les armes lourdes, pourtant interdites par le protocole de Minsk, circulent et sont toujours utilisées.

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Natalia Liubchenkova, reporter à Euronews a visité la ville de Marïnka dans la région de Donetsk. Son objectif : partir à la rencontre des résidents pour comprendre comment vivre ou survivre dans cette zone périlleuse avec une tension persistante.

Avant que le conflit n‘éclate en 2014, Marïnka comptait 10 000 habitants. Depuis, la violence a fait son chemin et après les ravages collatéraux, de nombreux locaux ont fuit les lieux mais certains sont revenus sur place. Aujourd’hui la population tourne autour des 6 000 habitants.

39 civils ont éte tués à Marïnka depuis le début de la guerre.

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La ligne de front se situe à quelques centaines de mètres des habitations de Marïnka. Par conséquent, les résidents doivent régulièrement se mettre à l’abri dans les sous-sols chez eux ou dans les lieux publics adaptés à ces situations de guerre.

Inna et sa fille Nastya âgée de 6 ans ont montré à notre reporter une cave dans leur jardin, servant principalement aux provisions alimentaires mais désormais utilisée comme abri contre les bombardements.

La plupart des combats se déroulent la nuit lorsque les missions d’observation et de préservation de la paix ne sont plus sur le terrain. Cependant des combats ont également lieu pendant la journée.
Nastya et sa famille passent régulièrement des heures, voire des nuits entières dans cet abri.

Pour la jeune Nastya, vivre perpétuellememt dans la peur est traumatisant. Entendre les explosions, courir pour se protéger, s’abriter. Toutes ces situations ont déjà impacté sa santé. La jeune fille a perdu ses cheveux mais à l’aide d’un traitement médical s’en est sorti. Il lui faudra quelque temps pour guérir de ses cicatrices psychologiques.

Le 10 août dernier à Marïnka, une maison a été frappée par une roquette, blessant deux enfants. Sergiy Kosyak, un habitant engagé dans l’humanitaire a partagé ces photos sur Facebook pour demander de l’aide.

Difficile de vivre dans cette tension et cette instabilité permanente. Tout ce qu’espèrent les habitants, c’est de pouvoir vivre à nouveau en paix.

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Photographer: Natalia Liubchenkova

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