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La crise des migrants nourrit la droite dure en Europe


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La crise des migrants nourrit la droite dure en Europe

Les partis de la droite dure qu’ils soient populistes ou à l’extrêmité droite du spectre politique gagnent des points en Europe. La crise de la zone euro associée à celle des migrants a conduit à de plus larges victoires dans les urnes pour ces partis en France, au Danemark, en Finlande, Slovaquie, Grèce – pour ne citer que quelques pays -.

En Allemagne, l’AfD veut faire un coup d‘éclat aux prochaines législatives

Plus récemment, le parti Alternative für Deutschland (AfD) a décroché 14,2% des voix lors d’une élection régionale à Berlin après une série de succès électoraux dans d’autres Länder.

Ce mouvement populiste appartenant à la droite dure au discours anti-immigration et anti-islam existe depuis trois ans à peine et se vante déjà d‘être capable d’arriver en troisième position lors des législatives l’an prochain.

Valerie Zabriskie a rencontré certains de ses dirigeants dont la controversée Frauke Petry et quelques-uns de ses partisans.

Le FPÖ montre ses muscles à l’approche de la présidentielle

Il y a seize ans, en Autriche, le Parti de la liberté FPÖ participait pour la première fois au gouvernement autrichien, suscitant l’indignation à travers l’Europe.

Aujourd’hui, cette formation d’extrême droite pourrait bien remporter la présidentielle lors d’un nouveau second tour prévu le 4 décembre prochain après l’annulation du premier vote en mai dernier en raison d’irrégularités.

Le candidat du FPÖ Norbert Höfer avait alors recueilli 49,7% des voix derrière le candidat indépendant soutenu par les écologistes Alexander van der Bellen. Hans von der Brelie s’est rendu en Autriche pour comprendre pourquoi il attire autant de soutiens.

“Courir après le vote d’extrême droite ? Une stratégie qui ne marche jamais”

Pour aller plus loin sur cette montée en puissance de l’extrême droite en Europe, en fin d‘émission, nous interrogeons Jean-Yves Camus, spécialiste des nationalismes et extrémismes en Europe.

Pour le politologue, la progression de ces partis s’explique par les craintes liées à l’immigration et “un déficit d’identité européenne”. Il affirme également que leurs électeurs “ne sont pas certains que [ces partis] seront excellents au pouvoir, mais [ils] veulent tellement renverser les autres qu’[ils] vont leur donner leurs chances.”

Par ailleurs, Jean-Yves Camus reconnaît qu’“on a effectivement une tentation dans une partie de la droite démocratique de courir après le vote de l’extrême droite : c’est une tactique qui ne marche jamais, on le sait en France depuis une trentaine d’années, affirme-t-il. Il y a au contraire – me semble-t-il – une nécessité pour la droite libérale et conservatrice de revenir sur ses fondamentaux (…) et d’expliquer aux électeurs que les partis purement protestataires qui n’ont pas d’expérience de gouvernement sont des partis qui nous amènent dans le mur.”

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