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Le Brexit poursuit son onde de choc au Royaume-Uni

Les premiers effets du vote en faveur du Brexit se font sentir du côté des citoyens et des entreprises de technologie et ils ne sont pas bons.

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Le Brexit poursuit son onde de choc au Royaume-Uni

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On pourrait spéculer à l’infini sur les effets à long terme du Brexit. Mais en attendant que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne dans au minimum deux ans, on est dans le flou. Ce que l’on sait malgré tout, c’est que les premiers effets du vote en faveur du Brexit se font sentir du côté des citoyens et de l‘économie et qu’ils ne sont pas bons.
Beaucoup s’inquiètent de l‘évolution éventuelle de leur statut légal qu’ils soient travailleurs communautaires en Grande-Bretagne ou Britanniques au Royaume-Uni ou expatriés et s’empressent de demander un nouveau passeport dans l’idée de “se protéger” ou de conserver leurs conditions de vie.
Quant aux entreprises de technologies florissantes outre-manche et notamment à Londres, elles aussi craignent pour leur développement et envisagent même de s’implanter dans une autre capitale européenne.

Notre reporter Hans von der Brelie a découvert par exemple que des travailleurs européens non-britanniques installés au Royaume-Uni ont peur d‘être expulsés et qu’ils s’empressent de demander la nationalité britannique. Mais il y a aussi des Britanniques de Grande-Bretagne qui entament des démarches pour obtenir un autre passeport afin de rester citoyen européen. En France, dans le même temps, des Britanniques expatriés font des demandes de naturalisation dans leur pays-hôte.

Dans des secteurs florissants comme les technologies et la finance, on s’inquiète tout autant de l’avenir en évoquant un Techxit qui serait consécutif au Brexit avec des sociétés installées à Londres qui envisagent de s’implanter ailleurs en Europe. Cette industrie high-tech qui représente pas moins de 10% du PIB national et qui d’ailleurs, souhaitait le maintien du pays dans l’Union accuse le coup : entreprises, employés et investisseurs réfléchissent désormais à deux fois avant de choisir le Royaume-Uni.

Pour aller plus loin sur les répercussions à long terme du vote en faveur du Brexit sur l‘économie britannique, nous avons interrogé André Sapir, économiste et consultant au think tank Bruegel à Bruxelles. Il nous explique que “le principal problème, c’est la période de transition.” Il affirme qu‘à son terme, après cinq ou dix ans peut-être, le pays pourrait se retrouver dans la même situation qu’initialement tout en s’interrogeant sur ses capacités à récupérer les pertes qu’il enregistrera inévitablement.