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La réalité de l'exode des migrants, en photos, à Budapest

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La réalité de l'exode des migrants, en photos, à Budapest

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L’exposition du World Press Photo 2016 a ouvert à Budapest au Musée d‘éthnographie.

L’exposition du World Press Photo 2016 a ouvert à Budapest au Musée d‘éthnographie. Un jury international indépendant de 19 experts a jugé cette année une sélection de presque 83.000 photos prises par plus de 5.700 photographes de 128 pays différents.
Pas étonnant cette année que la majorité des clichés dépeignent la crise migratoire.

Cette photo du photojournaliste freelance australien Warren Richardson a remporté le World Press Photo 2016. Elle montre un homme qui passe un enfant à travers des rouleaux de barbelés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie.

“L’exposition montre avec une grande force quel était le sujet déterminant l’année dernière et qui sait jusqu‘à quand : la crise des migrants, l’exode qui a commencé et qui n’en finit pas et la question est qu’en pense les gens ?
“, explique Tamas Revesz, conservateur de l’exposition World Press Photo 2016.

Les Hongrois sont divisés sur l’immigration comme le montre le résultat du référendum dimanche.
Le référendum organisé pour contester la politique de relocalisation de réfugiés au sein de l’UE a recueilli 98,3% de suffrages opposés à cette mesure mais est invalide car seuls 39,9% des inscrits se sont exprimés.

L’immigration est aussi le thème de l’exposition “Exodus” qui présente les travaux du vainqueur du prix Pulitzer qui reviennent sur différents aspects de la crise migratoire :
Bernadett Sabo a expliqué à Euronews avoir travaillé 5 semaines en continue tellement il était difficile de traiter de ce qu’il se passait.

“L’appareil photo est une vitre entre la réalité et moi. Si je commence à penser à ce que je vois, et que je me dis “oh mon Dieu”, je pose l’appareil et je pleure, alors il n’y a pas de photos. Nous avons travaillé dans un temps très court. Quand j’ai fini de travailler, le soir ou même entre deux photos envoyées dans la journée, quand j‘étais épuisée par une série de photos, je m’asseyais dans ma voiture et oui, et il m’est arrivé de crier un peu, ici, toute seule”, a-t-elle raconté.

Ces deux expositions sont à découvrir jusqu’au 23 octobre 2016.