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Judo : la relève prend le pouvoir à Tachkent

Pedro Lasuén est notre envoyé spécial à Tachkent : “Il n’y a pas beaucoup de temps morts dans l’agenda du sport.

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Judo : la relève prend le pouvoir à Tachkent

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Pedro Lasuén est notre envoyé spécial à Tachkent : “Il n’y a pas beaucoup de temps morts dans l’agenda du sport. Les judokas n’ont guère eu le loisir de profiter de leurs succès ou de panser leurs plaies après les Jeux olympiques de Rio. Dix jours après le Grand Prix de Zagreb, celui de Tachkent est le parfait échauffement avant le Grand Chelem d’Abu Dhabi qui aura lieu dans trois semaines. Et pour les judokas ouzbeks, c’est l’opportunité de briller ici, chez eux, devant leur public.”

Coup d’essai, coup de maître pour Mukhriddin Tilovov qui remporte la première finale masculine organisée ce jeudi. Le judoka ouzbek, totalement inconnu du grand public, crée la surprise chez les moins de 60 kilos en venant à bout du Slovène Matjaz Trbovc. Les deux hommes n’arrivent pas à se départager durant les cinq minutes règlementaires. Et Mukhriddin Tilovov a besoin de 2 minutes 30 supplémentaires pour l’emporter par ippon grâce à un ko-soto-gari.

Les Jeux de Rio sont à peine derrière nous que tous les regards se portent déjà vers ceux de Tokyo en 2020. Kengo Takaichi, qui n’a que 23 ans, pourrait bien y défendre les couleurs du Japon dans la catégorie des moins de 66 kilos. Barré par Masashi Ebinuma pour le Brésil, et en concurrence désormais avec Hifumi Abe, il frappe un grand coup à Tachkent. En finale, un drop seoi nage pour waza-ari lui permet de dominer l’ancien vice-champion du monde, le Kazakh Azamat Mukanov.

L’hymne russe retentit en Ouzbékistan ce jeudi, et pour cause puisqu’il y avait deux représentantes de la Russie face-à-face pour le titre chez les moins de 48 kilos. D’un côté, Mariia Persidskaia, qui n’avait jamais fait mieux que septième lors d’un Grand Prix. De l’autre, Lilia Lotfullina, médaillée de bronze en Coupe d’Europe à Orenbourg. La première a le dernier mot en plaçant un O-uchi-gari synonyme d’ippon à 27 secondes de la fin du combat.

Conte de fées presque parfait pour Diyora Keldiyorova, 18 ans, passée tout près d’un premier trophée chez les seniors. A domicile, la championne du monde cadette ne s’incline qu’en finale des moins de 52 kilos. Et encore, c’est pour un petit yuko qu’elle laisse la victoire à la Kazakhe Aigunim Tuitekova qui s’adjuge ainsi son premier tournoi sur le circuit mondial.

Trois combats, trois victoires par ippon : impossible de faire mieux qu’Anastasiia Konkina pour ses débuts au plus haut niveau. A 22 ans, la jeune Russe s’impose chez les moins de 57 kilos aux dépens de la Luxembourgeoise Manon Durbach. Elle domine totalement son sujet et sa finale avec un premier waza-ari sur ko-soto-gake suivi d’un deuxième sur uchi-mata pour mettre fin au combat.

Si l’Ouzbek Mukhriddin Tilovov a triomphé chez les moins de 60 kilos, on attendait davantage de son compatriote Sharafuddin Lutfillaev. Mais il écopé d’un hansoku-make – autrement dit, il a été disqualifié – lors de son quart de finale contre Bauyrzhan Zhauyntayev pour ce geste spectaculaire, mais dangereux. Du coup, il a dû passer par les repêchages pour grimper sur la troisième marche du podium.

Pour voir l’action du jour, il fallait assister aux premiers combats dans la catégorie des moins de 48 kilos, et tout particulièrement à celui entre Nodira Gulova et Uldana Saiyl. A la plus grande joie du public, l’Ouzbèke l’emporte par ippon face à la Kazakhe seulement 12 secondes après son entrée sur le tatami.