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[Vidéo] Images de l'intérieur d'un hôpital haïtien ravagé par l'ouragan Matthew

La maternité de la ville de Beaumont dans la région de Grand’Anse en Haïti, est en ruines.

Des bris de verre tapissent les salles d’accouchement ; de l’eau goutte depuis des trous dans les plafonds ; des dossiers et des instruments médicaux jonchent le sol.

Des scènes de désolation qui résument à elles seules l‘état dans lequel s’est retrouvé Haïti après le passage dévastateur de l’ouragan Matthew au début du mois d’octobre.

Le témoignage d’une sage-femme

Mademoiselle Casimir est sage-femme à l’hôpital Saint-Antoine à Jérémie dans la région de Grand’Anse. Elle décrit comment s’est déroulé sa garde le jour où les vents de Matthew ont frappé, à 233 km/h, le bâtiment où elle travaillait :

“Il y avait beaucoup de pluie, beaucoup de vent. Il n’y avait pas d‘électricité à l’hôpital. J’ai tout fait avec une lampe : les réparations, les sutures…”

Matthew est la deuxième catastrophe naturelle d’envergure à toucher le pays en une décennie. En 2010, le pays avait été mis à genoux par un tremblement de terre de magnitude 7. L’ouragan Matthew a fait replonger le pays dans la crise alors qu’il commençait seulement à se relever.

Les Nations Unies ont estimé que 1.4 millions d’Haïtiens avaient besoin d’une aide. Elles ont donc déclaré qu’une “réponse d’ampleur” était nécessaire.

La course contre la montre est déjà lancée dans les zones les plus touchées, telle celle de Grand’Anse, afin de limiter les épidémies de tétanos, diphtérie et choléra dont les niveaux ont, pour ce dernier, triplé dans certaines zones.

L’aide apportée à Haïti

En plus d’une aide internationale, les réseaux d’entraide haïtiens apportent une aide vitale aux communautés en reconstruction.

Des groupes de soutien aux femmes ont, par exemple, étaient constitués dans certaines régions touchées afin de permettre à celles-ci de se regrouper et de mieux se protéger des risques de violence. L’OCHA, l’agence de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU a, en effet, souligné le risque de recrudescence des violences faites aux femmes, notamment parmi les populations déplacées.

Les Dame Marie sont l’un de ces groupes support.

Il s’agit initialement d’un groupe de soutien économique où les femmes peuvent se former à l’agriculture et la pêche. Mais le groupe offre aussi une structure et un lieu où aborder d’autres problèmes comme les violences faites aux femmes.

Un soutien dont ont grandement besoin des habitants malmenés par des années d’instabilité en Haïti.

Images fournies par l’UNFPA

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