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Brexit : la croissance britannique résiste

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L‘économie britannique continue de défier les Cassandre du Brexit : la croissance a atteint 0,5% au troisième trimestre, contre 0,7% au trimestre précédent. Un ralentissement nettement moins marqué que redouté, grâce à la bonne tenue des services et notamment d’un pic de recettes des cinémas en juillet.

La forte contribution des secteurs de la finance, de la distribution, de la restauration et des transports a permis de compenser une contraction de la production industrielle et de la construction.

Des fondamentaux solides

Le ministre des Finances, Philip Hammond s’est aussitôt félicité de la solidité des fondamentaux de l‘économie britannique, en bonne place selon lui pour s’adapter à une nouvelle relation avec l’Union européenne.

Ces chiffres ont été accueillis par un rebond de la livre sterling contre euro et dollar. La forte dépréciation de la devise britannique depuis le référendum de juin ne semble pas avoir altéré les habitudes de consommation des Britanniques de juillet à septembre.

Scepticisme international

Pas encore, nuance le Fonds monétaire international. Certes, depuis juin, le FMI a adouci son scénario catastrophe pour la Grande-Bretagne, relevant début octobre sa prévision de croissance 2016 à 1,8%. Mais du fait de l’incertitude qui entoure les conditions de sortie du pays de l’Union européenne, il a abaissé à 1,1% sa prévision pour l’an prochain.

L’Organisation pour la coopération économique et le développement est encore plus pessimiste pour 2017 avec une croissance britannique attendue à 1% seulement.

Statu quo monétaire ?

La Banque d’Angleterre s’attendait à une croissance de 0,2% seulement au troisième trimestre. Les chiffres de ce jeudi constituent donc une agréable surprise pour la banque centrale. Ils lui donnent le temps d’observer l’impact de la chute de la livre sur l’inflation afin de mieux calibrer sa politique monétaire.

D’ailleurs les économistes n’anticipent plus de baisse de taux lors de sa réunion de jeudi prochain. L’inflation s’affichait à 1% en septembre, mais elle pourrait s’emballer l’an prochain du fait de la flambée des prix à l’importation.

Avec AFP, Reuters.

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