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Calais: "je veux rejoindre ma famille au Royaume-Uni"


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Calais: "je veux rejoindre ma famille au Royaume-Uni"

En France, c’est à bord d’un bus affrété par la préfecture qu’une cinquantaine de jeunes migrants mineurs ont quitté Calais. Ils erraient près de la “jungle” depuis son démantèlement mercredi. Ils refusaient de quitter les lieux, leur seul désir étant de rejoindre le Royaume-Uni et rien d’autre. Ces jeunes doivent être hébergés au Centre d’accueil provisoire.

“Ça fait huit mois que je suis ici. Tous mes amis sont partis. Tous. Ma sœur, mes deux cousins sont au Royaume-Uni. Certaines personnes, ici partent alors qu’elles n’ont pas de famille là-bas. Alors pourquoi moi, je ne peux pas aller au Royaume-Uni ? Je veux y aller”, explique un jeune Afghan.

Alors que la ministre de l’Intérieur britannique appelle la France à protéger “comme il se doit” les mineurs toujours bloqués dans la zone de Calais et que la France rappelle les Britanniques à leurs “responsabilités”, sur le terrain les associations humanitaires font comme elles peuvent.

“Les autorités n’ont offert aucune solution. Si nous n‘étions pas là, où dormiraient ces enfants ? Dans la jungle, c’est vraiment dangereux. Il y a eu un incendie près du pont l’autre jour. La jungle n’est définitivement pas un endroit sûr pour les enfants”, explique une volontaire de l’association “Care4calais”.

Des enfants ont passé deux nuits dans une école improvisée dans les ruines de la “Jungle”. Les associations dénoncent le manque d’organisation des autorités françaises et la fébrilité de certaines municipalités britanniques à ouvrir leurs portes aux réfugiés de Calais.

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