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Cuba : infidèle Castro, conquêtes blondes et enfants cachés

Même sa plus fidèle compagne, la révolution, Fidel Castro a fini par la tromper en s’enferrant dans un pouvoir dictatorial.

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Cuba : infidèle Castro, conquêtes blondes et enfants cachés

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Même sa plus fidèle compagne, la révolution, Fidel Castro a fini par la tromper en s’enferrant dans un pouvoir dictatorial. Alors les femmes, le défunt président cubain n’allait pas les épargner, subjuguées qu’elles étaient par le jeune avocat, l’ennemi intime du dictateur Fulgencio Batista, le chef des guérilleros “barbudos”, le héros de la révolution, puis finalement par l’homme fort de Cuba, “bête noire” des présidents américains.
Certaines lui ont donné des enfants, 8 qu’il a reconnus, certaines ont gardé le souvenir d’une aventure romantique, d’autres au contraire sont devenues profondément anticastristes.

Mirta, l'unique épouse

En tête des futures opposantes, la seule femme dans sa vie avec laquelle il a accepté de se marier, Mirta Diaz-Balart. Elle est blonde – Fidel Castro a toujours été fasciné par les blondes – fille d’une famille aisée, étudiante en philosophie; il est l’un des sept enfants illégitimes d’un propriétaire terrien, étudiant en droit. Ils vont rester ensemble pendant sept ans avant de divorcer en 1955. Ils n’auront qu’un fils, le bien nommé “Fidelito” (petit Fidel).

La famille Diaz-Balart avait des accointances avec Batista, ce qui fut l’une des causes du divorce. Après la chute du dictateur, les Diaz-Balart jouèrent d’ailleurs un rôle important dans le milieu anticastriste implanté à Miami, en Floride.

Natalia, l'aristocrate rebelle

Officiellement avec son épouse, l’infidèle a rencontré en 1952 une autre blonde, elle aussi mariée, Natalia Revuelta. Encore un cran au dessus de Mirta, elle appartient à une famille aristocrate d’origine britannique. Mais elle a une double vie, pas seulement sentimentalement : la nuit, elle fréquente les nombreux clubs de Cuba, où l’on peut croiser des célébrités comme l’acteur australo-américain Errol Flynn, et le jour, elle accueille chez elle les futurs révolutionnaires et vend des bijoux pour leur payer des armes.

En 1956, Natalia donnera le jour à Alina, fille de Castro. Une fille très vite en rébellion mais contre son père; elle a fui l‘île natale en 1993 pour s’installer à Little Havana, le refuge des exilés cubains à Miami.

Celia, la soeur d'armes

La femme qui a exercé le plus d’influence sur le “Comandante” s’appelle Celia Sanchez. Il faut dire qu’elle l’a accompagné pendant près de 23 ans, combattante à ses côtés dans la Sierra Maestra, puis conseillère au sommet du pouvoir. Tour à tour secrétaire particulière, confidente, amante, bien que le secret ait été bien gardé…Des témoignages sur leur relation ont fait état d’un étage spécialement réservé à Fidel dans la maison de Celia Sanchez, c‘était le quatrième étage.

Marita, le mauvais agent de la CIA

Le pouvoir, on le sait, est un bon instrument de séduction. A 19 ans, Marita Lorenz, de père Allemand et de mère Américaine, blonde (vous l’auriez deviné), débarque à La Havane; elle a accompagné papa, capitaine du navire de croisière “Berlin”. On est en 1959 et le tout nouveau “lider maximo” vient faire un tour sur le bateau. Marita lui sert de guide, séduction mutuelle, première étreinte sans perdre de temps dans une cabine. La rencontre va se transformer en passion, la jeune femme reste à Cuba une dizaine de mois.

Début 1961, Marita Lorenz revient dans l‘île. La relation reprend mais l’Américano-allemande n’a plus que l’amour en tête. A New York, où elle vit, elle a été approchée et mise en condition par la CIA afin d’assassiner Fidel Castro par empoisonnement. Un jour, ce dernier, qui a eu vent du projet, lui tend carrément son pistolet et lui dit de faire feu. Tétanisée, elle craque…Dans un livre intitulé “J‘étais l’espionne qui aimait Castro”, elle raconte tout cela en détails et affirme que le dirigeant cubain est resté néanmoins “le grand amour” de sa vie.

Evelyne, l'étudiante romantique

Une autre étrangère, une Française, est également tombée sous le charme du guérillero. Elle n’est autre que l’universitaire et écrivain Evelyne Pisier, la soeur de l’actrice Marie-France Pisier. Encore un scénario romantique, à 23 ans, la jeune fille, en rébellion contre l’impérialisme et le colonialisme, participe en 1964 à un voyage à Cuba organisé par l’Union des étudiants communistes. La délégation est conduite par quelqu’un qui se fera plus tard un nom dans l’humanitaire et la politique, Bernard Kouchner. Ce dernier est alors le petit ami d’Evelyne Pisier mais il va se faire doubler par le héros de la révolution.

L’histoire va tout de même durer quatre ans, malgré les séparations inévitables entre une femme qui étudie à Paris et un homme qui dirige le régime cubain. Les profonds désaccords sur le rôle des femmes, le sort des homosexuels, l’invasion de la Tchécoslovaquie finiront par rompre la liaison.

Dalia, la gardienne du foyer

C’est un record ! La femme qui a réussi à garder Fidel Castro durant une cinquantaine d’années se nomme Dalia Soto del Valle. Elle est institutrice et ils font connaissance lors d’une campagne d’alphabétisation organisée par le gouvernement en 1961. Elle a quinze ans de moins que lui et surtout, elle est…blonde bien sûr, en plus avec des yeux verts ! Dalia Soto del Valle détient aussi le record d’enfants avec Castro, cinq garçons dont les prénoms commencent tous par un A, comme l’aimait le prolifique géniteur : Alejandro, Alex, Antonio, Alexis et Angel.

En plus de ses 8 enfants officiels, les biographes attribuent à Fidel Castro au moins 2 illégitimes, un fils, Jorge Angel, et une fille, Francisca.