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Gravity : la "patrouille de France" à Val d'Isère


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Gravity : la "patrouille de France" à Val d'Isère

Bonjour et bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré aux sports d’hiver. Courir à domicile, c’est un avantage et ce ne sont pas les skieurs français qui vont dire le contraire. Quatre d’entre eux se glissent dans le Top 5 du géant de Val d’Isère, et la victoire revient à Mathieu Faivre.

Grand bleu à Val d’Isère, dans le ciel avec un soleil radieux et zéro nuage, comme sur la piste avec des Français omniprésents aux avant-postes. Le plus fort ce dimanche se nomme Mathieu Faivre qui remporte sa première course en Coupe du monde après avoir fini deuxième à Naeba en février dernier, puis troisième à Saint-Moritz lors des Finales du mois de mars. Sur une piste qui porte le nom de deux anciens illustres champions de la station savoyarde, Oreiller-Killy, il reprend une demi-seconde à Marcel Hirscher lors de la deuxième manche.

L’Autrichien, qui n’avait qu’un centième d’avance sur le Niçois au moment de s‘élancer, commet quelques erreurs, mais s’assure tout de même de son troisième podium en trois courses dans les disciplines techniques. De quoi reprendre seul les commandes du classement général aux dépens du Norvégien Kjetil Jansrud qui a gagné le super-G et la descente de Val d’Isère.

Si Kjetil Jansrud est le digne représentant des “Attacking Vikings”, Alexis Pinturault est le fer de lance des “Attacking Croissants”, le nouveau surnom des Français. Le skieur de Courchevel, vainqueur du géant d’ouverture à Sölden, termine troisième devant deux de ses compatriotes : Thomas Fanara, qui s’est blessé au genou droit, et Victor Muffat-Jeandet, qui fait partie du club des sports de Val d’Isère.

Face à la Face

Un autre géant et un slalom auront lieu à Val d’Isère le week-end prochain, non pas sur l’Oreiller-Killy, mais sur la Face de Bellevarde. Une piste mythique sur laquelle Victor Muffat-Jeandet a pris l’an passé la troisième place du géant et sur laquelle Julien Lizeroux est devenu vice-champion du monde de slalom et de combiné en 2009.

Victor Muffat-Jeandet : “C’est vrai que la Face de Bellevarde est assez atypique. Elle est très, très raide, et souvent très, très gelée. Le mois de décembre nous permet d’avoir de bonnes conditions là-bas. C’est vrai que c’est plutôt une piste qui m’a souri par le passé, c’est là que j’ai marqué mes premiers points en Coupe du monde. Le fait que ce soit très raide me permet de ne pas trop réféchir et du coup de me lâcher complètement, donc souvent, ça me correspond bien. Après, dans le ski, il n’y a aucune règle.”

Julien Lizeroux : “Il n’y a pas de plat, mais par contre, il y a une pente qui nous aspire vers l’aire d’arrivée, et elle est vraiment très exigeante. Ensuite, on est à une altitude qui est comprise entre 1800 et 2000 mètres, donc au niveau du lactique et du cardio, c’est vraiment tres exigeant. Et puis surtout, on a une qualité de neige qui en général est très, très dure. C’est de la neige injectée qui se transforme en glace, mais qui a tendance à beaucoup travailler au fur et à mesure des passages, donc c’est une vraie guerre, une vraie baston, mais c’est pour ca que c’est bon !”

Super-G = super Gut

En l’absence de Lindsey Vonn, victime d’une fracture du bras droit et qui ne fera pas son retour sur les pistes avant le mois de janvier, la done a changé en vitesse. Qui en profite ? Lara Gut, par exemple, qui remporte le super-G de Lake Louise.

Quatrième et deuxième des descentes gagnées par la Slovène Ilka Stuhec, Lara Gut conclut son séjour dans les Rocheuses canadiennes par une victoire, sa deuxième de la saison et la vingtième de sa carrière. En raison de la neige et d’une mauvaise visibilité, le départ de la course est abaissé et ce super-G s’apparente à un sprint d‘à peine plus d’une minute, où la Suissesse réussit le sans-faute.

Elle repousse à un dixième de seconde la skieuse du Liechtenstein, Tina Weirather, dont le père a été champion du monde et la mère championne olympique. Derrière elle, on retrouve Sofia Goggia, Kajsa Kling et Ilka Stuhec qui doit cette fois se contenter de la cinquième place.

C’est toujours mieux, bien mieux que Mikaela Shiffrin qui avait bluffé les observateurs les jours précédents pour ses premiers départs en descente. Mais ce dimanche, elle termine au-delà de la trentième place et ne marque pas le moindre point. Elle n’en a plus que 28 d’avance sur une Lara Gut bien décidée à conserver son globe de cristal.

Domen Prevc plus fort que Peter Prevc

Dans la famille Prevc, il y a Peter, vainqueur l’hiver dernier du classement général de la Coupe du monde de saut à ski. Il y a aussi son petit frère Domen qui s’adjuge ce dimanche le concours de Klingenthal, en Allemagne.

A 17 ans, Domen Prevc vole la vedette à son frère aîné avec déjà deux succès à son actif sur les trois concours individuels organisés depuis le début de la saison. Si bien qu’il portera le dossard jaune de leader de la Coupe du monde lors de la prochaine étape à Lillehammer.

Sur le tremplin de Klingenthal, le jeune Slovène réussit des sauts mesurés à 140 et 141 mètres pour l’emporter de justesse. Il obtient seulement deux dixièmes de plus, au total, que son dauphin, le Norvégien Daniel Andre Tande.

Même derrière, les écarts sont très serrés puisque les quatre premiers se tiennent en moins de trois points. L’Autrichien Stefan Kraft, ancien vainqueur de la Tournée des Quatre Tremplins, complète le podium aux dépens des Polonais Kamil Stoch et Maciej Kot, en tête à l’issue du premier saut et vainqueurs la veille du concours par équipes.

Dimanche prochain, nous serons à Val d’Isère pour vous faire vivre au plus près la Coupe du monde de ski alpin.