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Lanceurs d'alerte : héros ou traîtres ?

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Par Euronews
Lanceurs d'alerte : héros ou traîtres ?

<p>Snowden, Assange, Manning. Ces trois célèbres lanceurs d’alerte ont été immortalisés pour leur courage en mai 2015 avec cette <a href="http://anythingtosay.com/content/">oeuvre d’art de l’artiste italien Davide Dormino</a> qui, depuis, a fait le tour de l’Europe, invitant les citoyens à oser s’exprimer. <br /> Pour certains, ces lanceurs d’alerte sont des héros, pour d’autres, notamment aux Etats-Unis, ce sont des traîtres. </p> <p><strong>Chelsea Manning</strong></p> <p><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/18/le-cas-chelsea-manning-rappelle-le-calvaire-des-personnes-trans-prison/?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001">Chelsea Manning</a><br /> , née Bradley Manning, est la seule à avoir été emprisonnée. C’est en août 2013 qu’elle écope de 35 ans de prison, elle est alors analyste militaire de l’armée américaine. Elle est condamnée pour avoir transmis à WikiLeaks différents documents militaires classifiés, des documents sur les morts de civils pendant la guerre d’Afghanistan et en Irak. </p> <p>WikiLeaks, qui s’est félicité de <a href="http://www.lapresse.ca/international/dossiers/fuites-de-wikileaks/201701/18/01-5060616-chelsea-manning-graciee-une-decision-qui-nefface-pas-un-bilan.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5060613_article_POS1">l’intervention d’Obama</a> et de la prochaine sortie de prison de Manning, publie des informations sensibles depuis 10 ans maintenant. </p> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">VICTORY: Obama commutes Chelsea Manning sentence from 35 years to 7. Release date now May 17. Background: <a href="https://t.co/HndsbVbRer">https://t.co/HndsbVbRer</a></p>— WikiLeaks (@wikileaks) <a href="https://twitter.com/wikileaks/status/821475035441401856">17 janvier 2017</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <p>Mais c’est en 2010 qu’il a fait les gros titres en dévoilant les documents de <a href="https://wikileaks.org/Assange-Statement-on-the-First-Day.html">Manning</a>, notamment la vidéo d’une bavure américaine lors de la guerre d’Irak. La sortie de ces images montrant des soldats américains tuant plusieurs civils irakiens depuis un hélicoptère à Bagdad le 12 juillet 2007 avait provoqué l’indignation générale.</p> <p><strong>Julian Assange</strong></p> <p>Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange a fait la promotion de cette vidéo. Il vit dans l’ambassade équatorienne de Londres depuis août 2014, car il est menacé d’extradition aux Etats-Unis. Pour ses détracteurs, Assange ne recherche que la publicité, pour ses partisans, il informe le public des dommages cachés des actions militaires américaines. </p> <p>“<em>Nous avons constaté ici qu’environ 15 000 morts violentes de civils en Irak n’ont jamais été documentées ou connues</em>“, expliquait-il en 2010. </p> <p>Aujourd’hui, à en croire ce tweet de WikiLeaks, Assange serait prêt à se rendre aux Etats-Unis, si ses droits sont garantis. </p> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">Assange is still happy to come to the US provided all his rights are guarenteed despite White House now saying Manning was not quid-quo-pro.</p>— WikiLeaks (@wikileaks) <a href="https://twitter.com/wikileaks/status/821753136692002816">18 janvier 2017</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <p><strong>Edward Snowden</strong></p> <p>Comme Assange, le lanceur d’alerte et ancien consultant de l’Agence nationale de sécurité américaine, Edward Snowden vit en exil depuis 2013. Il a fui en Russie après avoir transmis à la presse des dizaines de milliers de documents prouvant l‘étendue des activités de la <span class="caps">NSA</span>, démontrant l’ampleur de la surveillance électronique exercée par les Etats-Unis. </p> <p>“<em>Si nous ne pouvons pas comprendre les politiques et les programmes de notre gouvernement, nous ne pouvons pas donner notre consentement pour les réguler</em>“ expliquait-il en 2013. </p> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">Let it be said here in earnest, with good heart: Thanks, Obama. <a href="https://t.co/IeumTasRNN">https://t.co/IeumTasRNN</a></p>— Edward Snowden (@Snowden) <a href="https://twitter.com/Snowden/status/821481474260140032">17 janvier 2017</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <p>Alors héros ou traîtres ? Depuis, le congrès américain a bien voté une réforme historique de la <span class="caps">NSA</span> qui a mis fin à la vaste collecte des métadonnées de l’agence, le procédé révélé par Snowden en 2013. Mais cela n’empêche pas d’autres dérives. <br /> <a href="https://www.nytimes.com/2017/01/12/us/politics/nsa-gets-more-latitude-to-share-intercepted-communications.html">Obama vient d’autoriser la <span class="caps">NSA</span></a> à partager les données collectées avec 16 autres agences gouvernementales. Ce qui inclut les transmissions satellites, les appels téléphoniques et les e-mails… <br /> Et en Europe, les lois restreignant certaines libertés ou droits fondamentaux, se sont multipliées ces deux dernières années selon <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/01/17/pour-amnesty-international-la-derive-securitaire-en-europe-est-dangereuse_5064306_3224.html">Amnesty International</a>.</p> <p><em>Avec Sandrine Delorme</em></p>