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L'Italicum en bref : que lui reprochent ses détracteurs ?


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L'Italicum en bref : que lui reprochent ses détracteurs ?

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La nouvelle loi électorale italienne répondant au nom d’Italicum est entrée en vigueur en juillet dernier. Couplée à la réforme constitutionnelle qui supprimait le bicamérisme parfait en réduisant les pouvoirs du sénat, elle devait permettre d’apporter plus de la stabilité politique au pays. Mais la dite réforme a été rejetée par référendum en décembre et ne reste plus que l’Italicum…
Celle-ci concerne seulement la chambre basse du parlement.
Elle partage l’Italie en 100 circonscriptions électorales et prévoit que la même tête de liste d’un parti puisse se présenter dans 10 circonscriptions. A lui de choisir, après les résultats, laquelle il représentera.

Elle institue un scrutin à deux tours et garantie la majorité des sièges de la chambre basse, soit 55 % des sièges, à celui qui remporte le premier tour avec 40 % des voix ou au gagnant du second tour par un système de bonus.

Marco Cacciotto, analyste en Science politique de l’Institut d‘études de Milan nous éclaire :

Cela donne une un énorme bonus majoritaire. Avec la fragmentation des forces politiques, comme c’est le cas en Italie, cela veut dire qu’un parti qui n’a que 20 % des voix au premier tour peut finalement obtenir 55 % des sièges de la chambre basse.

Ce système de scrutin à deux tours est utilisé dans de nombreux pays à travers le monde pour les législatives ou les présidentielles, comme en France. En Italie, c’est le cas pour les maires.

Initialement, les deux tours de scrutin n‘étaient pas prévus, mais en l’introduisant, la loi fait en sorte qu’aucune force politique ne puisse obtenir le bonus en récoltant un taux trop faible de voix, puisqu’il est alors seulement obtenu au second tour.“(Marco Cacciotto)

Les détracteurs affirment que le problème est l’absence de seuil minimal à atteindre pour passer au second tour et donc obtenir ce bonus de sièges. La représentativité de l‘électorat serait remise en question.

Dans d’autres pays, le facteur clef est la gouvernabilité, la représentativité de l‘électorat est moins importante.“ (Marco Cacciotto)

Par le passé, la cour constitutionnelle italienne a toujours préservé le principe de la représentativité au parlement.
Selon les observateurs, quelle que soit sa décision, Sénat et Chambre basse devront adopter une nouvelle loi électorale et son jugement devrait contenir des indications.

Quant aux prochaines échéances électorales, la Ligue du Nord, le Mouvement 5 Etoiles et Matteo Renzi souhaitent organiser des élections anticipées au plus vite, alors que d’autres préfèrent attendre l‘échéance de l’actuelle législature au printemps 2018.

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