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Marcel Hirscher sur le toit du monde


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Marcel Hirscher sur le toit du monde

Bonjour et bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré aux sports d’hiver. Les championnats du monde de ski alpin, à Saint-Moritz, s’achèvent en apothéose pour Marcel Hirscher. L’ogre autrichien y remporte les deux dernières courses de la quinzaine : le géant et le slalom.

Le ski est un sport qui se joue contre le chronomètre et où très souvent, à la fin, c’est Marcel Hirscher qui s’impose. Il ne lui a manqué qu’un centième de seconde lors du combiné pour repartir des Grisons avec trois médailles d’or autour du cou. Il imite tout de même Alberto Tomba qui avait lui aussi réussi le doublé dans les épreuves techniques en 1996. En géant, comme en slalom ce dimanche, l’Autrichien ne laisse aucune place au suspense en faisant la différence dès la première manche.

Déjà titré entre les piquets en 2013, chez lui à Schladming, il devance cette fois son compatriote Manuel Feller et l’Allemand Felix Neureuther. Grand favori, le Norvégien Henrik Kristoffersen – maudit aux Mondiaux – termine à plus d’une seconde et échoue au pied du podium, comme en slalom il y a deux ans et comme en géant deux jours plus tôt.

Est-il le plus grand skieur de tous les temps ?

Six, c’est le nombre de titres mondiaux au palmarès de Marcel Hirscher. Six, c’est aussi le total, probable, de gros globes de cristal que le skieur d’Annaberg aura sur ses étagères à la fin de la saison. Sauf catastrophe, il va battre un nouveau record en remportant la Coupe du monde pour la sixième année d’affilée. Ce qui suscite l’admiration des Français, de Julien Lizeroux à Alexis Pinturault, en passant par Victor Muffat-Jeandet.

Julien Lizeroux : “Cela m’inspire qu’il est très dominateur. Il est en train de devenir le meilleur skieur de tous les temps. Quand il fait une bonne course, il est premier, quand il fait une course moyenne, il est troisième ou quatrième, donc voilà, ce sont des choses que je ne peux pas m’imaginer me concernant. Techniquement, il est très, très solide. Physiquement aussi, il est très, très solide. Et en tout cas, son palmarès, il le mérite largement.”

Victor Muffat-Jeandet : “C’est vraiment incroyable ce qu’il a mis en place pour gagner cinq fois le gros globe. Je pense qu’il n’a pas vraiment de secret, mais c’est l’un des plus grands skieurs de tous les temps. Il a vraiment élevé le niveau pour le général ces dernières années, il a tout mis en place pour cet objectif-là. Il est peut-être un peu plus mature aussi, il a été plus précoce, il a fait des bons résultats très jeunes.”

Alexis Pinturault : “Je pense que c’est l’un des plus grands skieurs de toute l’histoire du ski alpin, sinon il n’aurait pas réussi tout ce qu’il a fait justement. Et de toute façon, maintenant, je crois qu’il commence à mettre tout le monde d’accord. Et ce qui est sûr, c’est qu’il est encore relativement jeune, donc il a encore de belles choses à faire.”

Henri Oreiller, le “fou descendant”

La station de Saint-Moritz a organisé à plusieurs reprises les championnats du monde de ski alpin, ainsi que les Jeux d’hiver en 1928 et en 1948. Cette année-là, le Français Henri Oreiller est devenu le tout premier champion olympique de descente.

Henri Oreiller n’a jamais aussi bien porté son surnom de “fou descendant” qu‘à Saint-Moritz. Lui qui est né à Paris, mais qui a grandi à Val d’Isère, remporte la descente avec plus de quatre secondes d’avance sur le deuxième, un écart qui reste encore aujourd’hui un record.

Il s’offre une autre médaille d’or à l’issue du combiné et une médaille de bronze en slalom. Retiré des pistes en 1952, Henri Oreiller se lance ensuite dans la course automobile et meurt, à 36 ans, après un accident au volant d’une Ferrari sur le circuit de Monthléry, près de Paris.

La “French Touch” du freeride

Andorre, terre d’accueil du Freeride World Tour avec deux étapes au lieu d’une. Celle programmée à Chamonix et annulée faute de neige et à cause du vent s’est finalement déroulée dans la Principauté. Les Français ont signé un doublé avec le succès de Léo Slemett devant le champion du monde en titre, Loïc Colomb-Patton. On se quitte sur ces images : it’s snowtime !

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