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Grève mondiale des stagiaires : marre des stages non-payés !


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Grève mondiale des stagiaires : marre des stages non-payés !

Un peu partout dans le monde, des jeunes ont protesté ce lundi contre les stages non-rémunérés. Ils ont répondu à l’appel protestataire de la « Global Intern Strike » (grève mondiale des stagiaires), qui a permis des rassemblements devant les bâtiments de l’Union européenne à Bruxelles et devant ceux de l’ONU, à Genève, mais aussi à Vienne et à New York.

La grève, organisée à l’initiative des associations de défense des droits des stagiaires, telles que Global Intern Coalition, avait pour objectif de sensibiliser « les gouvernements, les organisations internationales, les employeurs et les syndicats » à l’existence « de stages non-rémunérés et de mauvaise qualité ». C’est la première fois que des stagiaires sans rémunération des quatre coins du globe s’organisaient à l‘échelle internationale.

Sur les pancartes brandies durant ces rassemblements, on pouvait lire : « Nous sommes des stagiaires, pas des esclaves », ou encore, « La non rémunération est injuste ».

Rappelons que lorsque les étudiants sont à la recherche d’un stage, le chemin qu’ils empruntent est parfois très long avant de recevoir une réponse positive en retour. Avant d’espérer décrocher une expérience professionnelle, ils doivent actualiser leur CV, soigner leur lettre de motivation et vanter les mérites de l’entreprise ciblée. Lors de ces demandes à la chaîne, les étudiants sont confrontés à de nombreux obstacles. Soit, ils n’obtiennent aucune réponse, soit ils se voient proposer un stage non-rémunéré. Il faut donc faire tout son possible pour ne pas baisser les bras.

Un stage à l’étranger peut changer les choses

Dans certaines situations particulières, des étudiants acceptent de ne pas être payés en stage. C’est le cas de Fanny Ménéghin, étudiante en Master 2 journalisme et médias numériques à Metz, ville du nord-est de la France. Elle a accepté un stage non-rémunéré à French Morning, un magazine francophone basé à New York.
« J’ai déjà fait des stages rémunérés dans le passé, mais cette fois-ci j’ai fait un sacrifice, explique-t-elle. J’ai accepté ce stage à l’étranger et j’ai dû faire un emprunt à la banque pour pouvoir payer mon loyer là-bas. Je m’apprête à partir trois mois à New York, c’est une belle opportunité. Ce stage, je ne l’aurais pas accepté s’il était non payé en France ».

Bref, les étudiants doivent se montrer patients pour entrer dans le monde du travail. Et à force de persévérance, ils devraient trouver le stage qui leur correspond. Le mouvement contestataire entamé lundi dernier pourrait sur le long terme leur faciliter les choses. Pour l’heure, la mobilisation continue sur les réseaux sociaux avec le hashtag #GlobalInternStrike

Cette première internationale est d’ores et déjà un succès. Par exemple au Parlement européen, deux députées écologistes, l’Autrichienne Ulrike Lunacek et l’Allemande Theresa Reintke se se sont associées au mouvement pour lui donner plus d’ampleur.

Jordan Curé-Heaton

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