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Réserve du Svalbard : un grenier de la vie au milieu des glaces

Préserver la diversité des cultures vivrières et peut-être même le futur de la vie sur Terre. C’est la mission de la Réserve mondiale de semences du Svalbard, située tout près du Groenland, en territoire norvégien.

Au beau milieu d’un paysage polaire, émerge un bloc de béton. C’est en fait la porte d’entrée vers une chambre forte creusée dans la montagne à 120 mètres de profondeur.

Une “Arche de Noé végétale”

Le site est ultra-sécurisé, construit pour résister à des explosions ou à la hausse des températures. Il nous faut arpenter des couloirs et passer plusieurs portes avant d’arriver à notre destination : Un “Jardin d’Eden”, “une arche de Noé végétale”, pour certains, un “Trésor mondial” pour d’autres… Ici sont conservées, à -18 degrés, des graines de cultures de toute la planète.

Un catalogue de la vie en quelque sorte que nous montre Åsmund Asdal, le coordinateur de la Réserve :

“Nous avons des boîtes du Tadjikistan, d’Arménie là-bas, quelques boîtes d’Azerbaïdjan. Celles-ci viennent de Colombie. Nous en avons du Portugal, du Costa Rica, celle-ci vient de Zambie, il y a l’Ukraine ici. Et une du Centre international de la pomme de terre au Pérou ici.”

Nous poursuivons la visite :

“Ici, nous avons des graines de Corée du Nord et de Corée du Sud. Celles-ci viennent de Corée du Sud, et de l’autre côté, il y a celles de Corée du Nord. Donc tous les pays coopèrent dans cette formidable mission de préservation des semences. Ils ne sont peut-être pas toujours amis à l’extérieur, mais ici chaque pays coopère.”

Svalbard a joué son rôle lors du conflit syrien

Inauguré en 2008, cet entrepôt est parfois surnommé “la chambre forte du Jugement dernier”, car il sert de filet de sécurité aux centaines de banques de gènes à travers le monde, qui peuvent être menacées par des catastrophes naturelles, le réchauffement climatique ou des guerres.

La Réserve du Svalvard a ainsi été mise à contribution lors du conflit syrien, en récupérant des graines de la banque de gènes de la ville d’Alep. La demande de transfert a été formulée par l’Icarda, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides. Des milliers d‘échantillons ont ainsi pu être préservés.

Aujourd’hui, la Réserve mondiale du Svalbard abrite plus de 865.000 variétés déposées.

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